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L’Homophobie tue L’US MAG - Supplément au N° 763 du 11 juin 2016

Marchons à Paris le 2 juillet

À Orlando, ce dimanche 12 juin, l’homophobie a tué.
49 personnes ont été massacrées en raison
de leur orientation sexuelle, plus de cinquante
blessées. Cet acte ne survient pas dans un
océan de paix pour les personnes LGBT. Il est aussi
le résultat d’un discours de haine et d’une négation
des LGBTphobies. Un crime en raison de l’orientation
sexuelle est un crime homophobe. Il est ainsi
tout à fait étonnant de voir à quel point il a été difficile
pour beaucoup de politiques et de journaux
français de simplement écrire le mot homophobie en
parlant de cet événement tragique. C’est pourquoi
cette année plus encore, il est important de participer
aux Marches des fiertés, ou Gay Prides, qui, si
elles ont un aspect festif, sont avant tout des marches
politiques pour l’égalité et contre la haine.

Des Marches pour la dignité
Elles célèbrent la première révolte des gays et des
lesbiennes aux États-Unis contre la répression
étatique et policière.
Le 28 juin 1969, dans un bar, le Stonewall Inn, une émeute a lieu contre un
énième contrôle de police.
Cet acte est considéré
comme le début du militantisme
pour la communauté LGBT et pour l’égalité des droits. C’est aussi l’occasion
pour les personnes LGBT d’être visibles, et
de revendiquer de pouvoir l’être tous les jours,
au travail comme ailleurs. Cette année, le mot
d’ordre est : « Les droits des personnes trans sont
une urgence ! Stérilisations forcées, Agressions,
Précarité : Stop ! ».

Les questions de transidentité apparaissent complexes.
Pourtant, il s’agit pour ces personnes de
pouvoir vivre dans le genre dans lequel elles/ils se
sentent elles/eux-mêmes.
Ce mot d’ordre est apparu nécessaire devant les
nombreuses discriminations dont ils et elles sont
victimes en raison de papiers non conformes à
leur genre : imaginez l’enfer de vivre avec une
carte d’identité où il est écrit « monsieur » alors que
la personne est du genre féminin (ou l’inverse).
Trouver du travail, accompagner un voyage scolaire
à l’étranger en tant qu’enseignant-e, ouvrir un
compte en banque relèvent ainsi d’un véritable
parcours du combattant. À cela s’ajoutent les nombreux
obstacles pour accéder à un changement
d’état civil, procédure longue, coûteuse, judiciarisée,
indigne pour ces personnes.
Pour le SNES-FSU, la nouvelle proposition de loi du gouvernement
doit répondre aux besoins de ces personnes,
et respecter leurs droits fondamentaux.
Le SNES, avec la FSU, appelle à participer à la
marche de Paris et aux autres marches partout en
France.

Olivier Lelarge

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