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Un film de Guy Mazarguil (France)

"L’art de séduire" Sortie en salles le 27 juillet 2011

Jean-François, un jeune psychanalyste, est tombé amoureux d’Hélène, une de ses patientes. Son désarroi est immense quand celle-ci lui annonce qu’elle se considère guérie et qu’elle envisage d’interrompre la thérapie.

Maladroit dans sa technique d’approche des personnes qu’il convoite et dans celle d’évoquer ses sentiments, il fait appel à Julien, un de ses patients grand séducteur de son état, pour quelques conseils élémentaires qui pourrait lui être utiles au cours d’éventuelles rencontres avec Hélène, habitante de son quartier…
Mais voilà qu’apparaît Estelle à qui il offre un bouquet de roses qui lui était resté sur les
bras…
La comédie de Guy Mazarguil ne fait pas mouche à tous les coups mais elle ménage ici et là au spectateur quelques moments savoureux, dus le plus souvent à l’indéniable talent de Mathieu Demy qui crée ici un personnage renouvelé d’amoureux maladroit, fataliste, à la fois défaitiste et persistant, à peine ridicule mais touchant.
Il aurait fallu que les travaux pratiques de séduction, conduits comme un radio trottoir sous le regard un peu trop appuyé de Julien –Lionel Abélanski-, fassent preuve de plus d’invention et de légèreté pour atteindre le degré d’hilarité escompté.
Julie Gayet, qui joue Hélène, a du talent et un physique charmant mais elle ne donne jamais à son personnage l’ampleur, la démesure ou le grain de folie qui auraient convenu. Elle reste dans une sorte de prudence de jeu et les moments qu’elle conduit restent en deçà de l’effet souhaité.
Il en est de même de Valérie Donzelli dont le personnage n’atteint pas, lui non plus, la fantaisie pétillante qui aurait permis de faire décoller le récit.
Guy Mazarguil, peut-être trop guidé par la crainte de sombrer dans la comédie facile, a sans doute trop bridé son récit et sa direction d’acteurs.
A cette réserve près, son film est une bonne surprise. Il y existe une poésie issue de situations ordinaires et de lieux agréablement filmés qui finissent pas créer une promiscuité intime, une sorte de familiarité bienvenue.
C’est un film de quartier où l’on se croise par hasard, où l’on prend cinq minutes pour boire une verre à la terrasse du café du coin et où les fleuristes sont de douces complices…
C’est rafraîchissant. Un vrai film pour l’été où se reconnaître un peu, sourire sans acrimonie de soi-même et des autres…
Francis Dubois

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