Actualité théâtrale

Au Théâtre 7, jusqu’au 27 novembre 2015

"L’histoire du soldat" de Charles-Ferdinand Ramuz – musique Igor Stravinsky Mise en scène Omar Porras.

Le soldat Joseph revient en permission chez lui pour retrouver sa mère et sa fiancée.

En cours de route, il fait une halte au bord d’un ruisseau et, joyeux à l’idée des prochaines retrouvailles, il se met à jouer de son violon.

C’est alors que se présente à lui comme si c’était par hasard, un petit vieux chasseur de papillons qui lui propose un troc : son instrument de musique contre un livre magique porteur du pouvoir de le rendre très riche.

Le jeune soldat cède à la tentation et le vieil homme, pour confirmer leur marché l’invite chez lui.

Là, le soldat perd la notion du temps qui passe et quand, ayant repris sa route, il arrive enfin chez lui, sa fiancée n’est plus là et sa mère ne le reconnaît plus.

La richesse produite par le livre magique ne remédie pas à sa tristesse et quand il découvre que derrière le vieil homme se cachait le diable, il engage un jeu avec lui et parie toute sa fortune contre la récupération de son violon

Théâtre : Histoire du soldat

"L’histoire du soldat" fait alterner le récit et la musique portée par un ensemble de sept musiciens.

Si le violon qui représente l’âme du soldat, parcourt toute l’œuvre, trois autres familles d’instruments sont présentes : contrebasse, clarinette et basson, cornet et trombone, et percussions.

Pour fêter ses 25 ans d’existence, la Compagnie "Teatro Malandro" dont Omar Porras est le créateur, propose le mythe faustien sur des airs de valse, tango, de ragtime, et d’opéra que les musiciens interprètent en live pendant que les comédiens jouent sous les masques de Fredy Porras.

Le choix d’axer le spectacle dans la coloration et les codes du cirque (costumes étincelants, paillettes, maquillage, gestuelle stylisée) produit une intemporalité qui permet au conte d’aller bien au-delà de son contenu moral naïf.

Venu du théâtre de rue, le metteur en scène développe une technique axée sur le corps du comédien, sa projection dans l’espace et une utilisation du masque qui s’inspire à la fois des traditions occidentale et orientale (théâtre balinais, indien et japonais)

Dans un décor minimaliste mais expressif, avec des effets de lumières qui accompagnent la gestuelle et servent les couleurs des costumes et des maquillages, Omar Porras mêle l’art de l’acteur et de la marionnette à la danse et à la musique.

C’est un spectacle précis, ciselé, épuré et pourtant par moments, il prend une ampleur qui enchante, nous renvoie à notre regard d’enfant et au plus profond de la réflexion.

Magnifique. Ça ne dure qu’une heure et on en redemande !

Francis Dubois

En tournée :

2 et 3 décembre 2015 Comédie de Caen

Du 15 au 22 décembre 2015 Théâtre du Nord Lille.

Théâtre 71 –Scène Nationale de Malakoff 3, Place du 11 novembre 92 240 Malakoff.

Réservations (partenariat Réduc’snes tarifs réduits aux syndiqués Snes mais sur réservation impérative) 01 55 48 91 00

Autres articles de la rubrique Actualité théâtrale

  • « Adishatz /Adieu »
    Jonathan Capdevielle apparaît seul sur scène et entonne à capella avec son timbre de haute-contre les tubes de Madonna ou, avec l’accent de Tarbes, des chansons de Francis Cabrel, des chants... Lire la suite (18 décembre)
  • A propos des "3 sœurs" et du théâtre à deux vitesses
    Les « Trois sœurs » qu’on peut voir encore jusqu’au 22 décembre à l’Odéon Théâtre de l’Europe a été diversement accueilli. Il y ceux qui ont encensé le spectacle (voir la critique de Micheline Rousselet,... Lire la suite (15 décembre)
  • « Rémi Larrousse, Songes d’un illusionniste »
    Nous rêvons tous. Que nous révèlent nos rêves ? Cauchemars ou fantasmes, que signifient-ils ? Pour certains ils sont prémonitoires, d’autres y voient le rappel d’un passé oublié ou enfoui. Rémi... Lire la suite (14 décembre)
  • « Cap au pire »
    Cap au pire est l’un des derniers textes écrits par Beckett, un texte écrit en anglais et qu’il ne s’était pas résigné à traduire comme s’il avait hésité à se relancer dans ce dédale, un texte destiné à... Lire la suite (13 décembre)
  • « Probablement les Bahamas » de Martin Crimp
    Milly et Franck savourent le confort de leur cottage où s’annonce pour eux une retraite paisible. Ils ont même à leurs côtés pour faire barrage à leur solitude, la présence rassurante d’une étudiante... Lire la suite (13 décembre)