Éditos

La précarité tue

S’immoler par le feu est un geste politique, n’en déplaise aux émissaires du gouvernement. Ils ont beau avoir bien appris leur leçon et répété en boucle leurs éléments de langage, ils n’ont aucune crédibilité. Le geste désespéré, un de plus, du jeune étudiant lyonnais a fait surgir au grand jour une réalité terrible, celle de la pauvreté croissante de toute une partie de la population. Qu’il s’agisse de poursuivre des études ou de trouver un emploi, la jeunesse est en première ligne. Elle exprime sa révolte face à une société minée par les inégalités et menacée par les problèmes environnementaux.
Et quelles perspectives lui offre le gouvernement ? Le message est clair puisqu’une partie des crédits de l’enseignement supérieur, déjà bien insuffisants, viennent d’être amputés pour financer les start-up...
Tout pour les premiers de cordée. Pour les étudiants des classes populaires, révoltés par leur condition, la police !

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