Année 2017-2018

La rentrée tous concernés ! Faisons le point en Dordogne (Bordeaux)

Nouvelle rentrée, nouveau ministre mais toujours beaucoup d’inégalités sur le territoire

Peu de nouveauté à constater concernant les effectifs dans nos établissements. Les petits collèges jouis- sent encore d’effectifs convenables mais la plupart de nos collèges et de nos lycées souffrent d’effectifs trop importants 30 élèves par classe par exemple dans un grand collège de Périgueux et 36 élèves dans la plus part des lycées. La baisse des effectifs annoncée dans le département ne se traduit guère par un ajustement à la baisse dans les classes.

A cela s’ajoute, un problème devenant de plus en plus persistant dans l’Education Nationale ; celui du recrutement. En effet, la Dordogne est particulièrement touchée par la pénurie, situation qui perdure depuis quelques années. Dès le dé- but de cette année scolaire Le vivier des TZR et contractuel-les avait été épuisé, plusieurs établissements ont eu droit à des équipes incomplètes. Le recrutement des contractuel-les a repris mais avec peu de succès dans certaines disciplines, car les postes proposés sont soit des temps partiels ou des suppléances de courtes du- rées. Et lorsque l’administration arrive à proposer une quotité de service acceptable, elle ne peut se faire que dans des conditions de travail difficiles, avec des services partagés sur 2 établissements éloignés ou même 3 voire 4 établissements différents !

La crise du recrutement, montre bien la limite de la flexibilité revendiqué par certains. Le SNES-FSU dé- nonce le recours à la précarité. Il est inacceptable de mettre des col- lègues dans de telles situations professionnelles et personnelles. Nous avons toujours dénoncé le refus de l’administration à nous présenter un état des BMP implantés dans les établissements.Ainsi que le refus de certains chefs d’établissement de présenter les TRMD dès le mois de mars aux CA. Car dans les deux cas, les enseignants ou leurs représentants ne peuvent anticiper et agir afin d’éviter les bouts de postes qui restent et les compléments de services dont la gestion complique les affectations des TZR ainsi que les contractuel-les. La situation des vies scolaires a été ag- gravée par la suppression hâtive des contrats aidés mettant en difficulté les établissement. Dans certains cas le suivi et l’accompagnement des élèves à profils particulier ou en situation d’handicap n’est plus assuré. Certains personnels recrutés grâce à ces contrats pour assurer les besoins en AED / AVS et AESH n’ont tout simplement pas été renouvelés.

Pour le Bureau départemental :
Mathilde CAHEN
Abderafik BABAHANI

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