Actualité théâtrale

Jusqu’au 26 octobre au Vingtième théâtre, partenaire Réduc’Snes

« La tempête » Zéfiro Théâtre et Les Tréteaux de la Pleine Lune

Dernière pièce de Shakespeare, La tempête nous entraîne dans un monde imprégné de magie où s’affrontent le beau et le laid, la vengeance et le pardon, la douceur et la cruauté, la sagesse et la folie.
Prospéro, duc de Milan, exilé sur une île avec sa fille Miranda, après que son frère Antonio, aidé par le Roi de Naples, Alonso, l’ait dépossédé de sa couronne, provoque une tempête qui va faire échouer sur l’île le navire qui transporte Antonio, Alonso, son frère Sébastien et son fils Ferdinand. Grâce à sa connaissance de la magie, Prospéro maîtrise les esprits et les éléments. Ariel, esprit positif de l’air et du souffle de vie, le sert sous la promesse de retrouver sa liberté. Il est l’inverse de Caliban être négatif, violent et envieux. Sur l’île bien des épreuves attendent les naufragés, vengeance de Prospéro, mais aussi épreuve initiatique où la vérité se fera jour peu à peu. La soif de pouvoir, la trahison, la rancune, l’esprit de vengeance laisseront place à un monde plus sage, plus harmonieux où le pardon et l’amour triompheront. Prospéro pourra abandonner la magie, briser sa baguette et retrouver son trône.

Deux compagnies Zéfiro Théâtre et Les Tréteaux de la Pleine Lune se sont associées pour porter ce projet. Ariane Bégoin et Ned Grugic qui assure aussi la mise en scène avec Rafaël Bianciotto, ont conçu une adaptation resserrée autour des principaux moments de la pièce. Il n’y a pas de décor, l’espace est vide, mais le jeu des lumières et des sons venus d’un instrument de musique composite et étrange conçu par Jean-Luc Priano et placé dans un coin de la scène, crée une atmosphère entre rêve et réalité, empreinte de poésie et de magie. Avec trois fois rien, un pliage fait naître un petit bateau de papier, une étoffe agitée, de la fumée et c’est la tempête. La tempête est aussi dans l’esprit de Prospéro, tiraillé entre vengeance et pardon, bonté et cruauté, violence et tendresse, sagesse et folie. C’est le seul avec Ariel qui apparaît sans masque. Les autres personnages portent des masques inspirés de ceux de la commedia del’arte, création de Alaric Chagnard. Outre qu’ils permettent aux acteurs de jouer plusieurs personnages, ils contribuent à instaurer une atmosphère étrange, à semer le trouble et comme le dit le fidèle Gonzalo « Je ne saurais jurer que cela soit ou ne soit pas réel ».
C’est une Tempête légère, gaie, pleine de merveilleux mais aussi d’émotion que nous proposent ces deux compagnies.

Micheline Rousselet

Du jeudi au samedi à 19h, le dimanche à 15h
Vingtième Théâtre
7 rue des Plâtrières, 75020 Paris
Réservations (partenariat Réduc’snes tarifs réduits aux syndiqués Snes mais sur réservation impérative) : 01 43 66 01 13

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