US Magazine 781 du 22 septembre 2018

Langues vivantes : un rapport de plus

C. Manes-Bonnisseau, IGEN d’anglais et A. Taylor, journaliste, ont publié en septembre un rapport : Propositions pour une meilleure maîtrise des langues vivantes étrangères

Il s’organise autour de trois volets : plan de rénovation des langues vivantes ; pour une politique plus efficace des langues ; réaménager et dynamiser les enseignements, donner confiance aux élèves.

Des propositions peu convaincantes

L’anglais est considéré comme la langue prioritaire, malgré l’insistance sur la diversité des LV enseignées et le plurilinguisme. Ainsi l’anglais serait obligatoire pour tous les élèves. Comment encourager l’apprentissage d’autres langues ? Que deviendraient les langues régionales dans un tel contexte ? Le rapport préconise de restreindre la spécialité Littérature et Langues vivantes étrangères à l’anglais, l’allemand, l’espagnol et l’italien. Drôle de conception du plurilinguisme.

Les enseignants des premier et second degrés sont encouragés à aller faire des stages longs de formation à l’étranger dont le financement est éludé.

Des séances de 45 minutes d’enseignement sont proposées au collège sans amélioration des conditions d’apprentissage, ce qui représenterait une perte horaire pour les élèves. La question des effectifs, pourtant centrale, n’est abordée qu’à propos des Terminales avec 20 élèves maximum. Un changement de format des épreuves du bac et l’attestation d’un niveau du CECRL sont jugés nécessaires. L’accent est mis sur une certification à reconnaissance internationale, sans que leur coût soit évoqué. Notre analyse en ligne : https://www.snes.edu/Rapport-Manes-Taylor-peu-de-nouveautes-mais-quelques-inquietudes.html.

Les propositions du SNES-FSU

Les priorités doivent être la diminution des effectifs à tous les niveaux, des programmes par langue, et une réelle diversification des Langues vivantes étrangères et régionales dans le cadre d’une carte redéfinie et concertée. Il est nécessaire de remplacer les horaires globalisés par un horaire dédié à chaque LVER dans le cadre d’un enseignement de 3 heures/semaine minimum pour chaque langue et d’abandonner les certifications inutiles et coûteuses.

Georges Thai

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