Actualité solidarités internationales

Le SNES-FSU est aux côtés du peuple palestinien

L’adoption, le 19 juillet, par le parlement israélien d’une loi définissant Israël comme « l’État-Nation du peuple juif » marque un tournant dans le projet du gouvernement israélien. Elle constitue une grave récession. En effet, alors que la déclaration d’indépendance de 1948, n’opposait pas l’affirmation du « droit naturel du peuple juif à être une nation comme les autres » et le respect d’une totale égalité entre les citoyens « sans distinction de croyance, de race ou de sexe », ce texte met en péril le principe de laïcité en visant à mettre à l’écart de la société israélienne un quart de la population de confessions musulmane, chrétienne, druze ou sans religion.

Au-delà de la posture politique droitière, il s’agit aussi de renforcer les dispositifs législatifs permettant la développement des colonies, y compris par la destruction de villages palestiniens, comme celle de Khan Al Amar, qui a fait l’objet d’une tentative d’évacuation militaire en juillet, en violation du droit international qui interdit le déplacement de population forcé dans des territoires sous occupation.

Le SNES-FSU rappelle sa demande que le gouvernement français intervienne auprès des autorités israéliennes pour que soit libéré l’avocat franco-palestinien Salah Hamouri, détenu depuis plus d’un an sans connaître les faits qui lui sont reprochés, et sans contact avec sa famille.

Il s’engage par ailleurs dans la démarche visant à faire lever l’interdiction signifiée à la famille Tamimi de se rendre en Europe, et notamment en France, où elle doit participer à diverses manifestations, dont la Fête de l’Humanité.

Enfin, les récentes décisions de l’administration Trump de fermer la mission palestinienne à Washington et de ne plus financer l’agence de l’ONU pour les réfugiés de Palestine met en péril l’aide fournie à la population, particulièrement pour les enfants de Gaza.

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