Année 2016-2017

Le bac, convocations et rémunérations : une lutte de longue haleine ! (Lyon)

Le bac est le marronnier du mois de juin. Son organisation devrait être rodée. Pourtant, chaque année, fleurissent des convocations farfelues. Ainsi, en lettres, des stagiaires titulaires à l’oral et à l’écrit, tandis que leurs tuteurs sont suppléants. Ou encore des agrégés en collège écopant de copies sans être déchargés de cours ! Cette année, il a même fallu attendre le 2 juin pour que les convocations tombent et que les lycées puissent organiser les surveillances : on voudrait noyer le chien qu’on ne s’y prendrait pas autrement ! Pourtant, pour les épreuves anticipées de français, le SNES avait obtenu des engagements : ainsi, les stagiaires ne devaient être convoqués qu’à l’écrit. Or, une quinzaine de collègues ont aussi été convoqués à l’oral ! Il a donc fallu encore intervenir pour que leurs convocations soient rectifiées, de même que celles des agrégés de collège sollicités pour le bac. Finalement, ils seront titulaires à l’oral et suppléants à l’écrit et, le cas échéant, déchargés de cours pour les corrections. Les inspecteurs s’étonnent tout de même que les agrégés en collège redoutent la correction du bac ! Pour réponse, un stage au PAF sera organisé l’année prochaine sur la question : on croit rêver !

L’enquête « rémunération des examens et conditions de correction » a obtenu des réponses provenant d’une très grande majorité des lycées de l’académie. Nombre de collègues de langue, de sciences, ... ont répondu. Bien qu’épreuves du bac, les épreuves locales ne sont pas indemnisées. Très peu de collègues sont rémunérés en HSE (la plupart du temps, ils n’ont alors pas de décharge de cours). Néanmoins, une grande disparité existe en fonction des lycées et des épreuves. Ainsi, en anglais, des heures sont parfois dégagées pour établir les sujets ou rentrer les notes. En allemand, italien ou espagnol, au contraire, il n’y a souvent ni rémunération, ni décharge, même pour faire passer l’épreuve ! Plus largement, les collègues s’indignent du flou sur la rémunération des épreuves locales. Le renvoi à l’autonomie serait donc davantage vecteur de complexification que de simplification. Enfin, concernant les épreuves finales, les collègues se plaignent de la surcharge de copies (surtout en philosophie où la situation est préoccupante) ainsi que d’une mauvaise répartition entre les collègues. Ces remontées du terrain nous permettront d’étayer notre intervention lors de l’audience à la DEC que nous avons obtenue sur le sujet.

Restons combattifs !

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