Année 2017-2018

Le baccalauréat : un diplôme inutile ? (Nancy-Metz)

Depuis que le gouvernement a annoncé sa volonté de réformer le bac, les discours dénigrant la valeur et l’utilité du baccalauréat se multiplient. Il est donc peut-être bon de rappeler quelques vérités.

Si tout le monde s’accorde à reconnaître qu’élever le niveau de qualification est une exigence à la fois démocratique et économique, plus de 20H % des jeunes n’accèdent pas encore au baccalauréat. C’est pour eux que l’insertion dans la société est la plus difficile. L’enjeu prioritaire est d’amener davantage d’élèves jusqu’aux différents baccalauréats (et au-delà) sans en rabattre ni sur ses objectifs ni sur son contenu.

Nombreux sont ceux qui dénoncent une organisation complexe. Mais il faut rappeler que c’est la multiplication des épreuves en cours d’année ou de formation qui désorganise la scolarité. De plus, ces évaluations conduisent à développer le caractère local du bac alors qu’il est fondamental de conserver un diplôme de même valeur sur tout le territoire : des épreuves terminales, nationales et anonymes sont la meilleure garantie de l’égalité de traitement entre les candidats. Partout en France, le bacH doit ouvrir aux mêmes droits, permettant la poursuite d’études.

Enfin, si l’on veut restaurer la valeur du diplôme, commençons par supprimer les pressions hiérarchiques sur les correcteurs et les jurys.

Pour le SNES-FSU c’est clair, le bac a du sens pour peu que tout soit mis en oeuvre pour en assurer le bon déroulement.

Bruno HENRY
b.henry@nancy.snes.edu

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