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Un film de Wagner Moura (Brésil)

"Le chemin" Sortie en salles le 11 décembre 2013.

Théo, un médecin d’une quarantaine d’année, vit avec sa femme Branca et son fils Pedro dans la riche banlieue d’une ville brésilienne.

Le couple bat de l’aile au point que Branca a décidé de demander le divorce et que la maison est sur le point d’être mise en vente.

Pedro assiste en silence aux disputes de ses parents.

Un soir, alors que Branca le croit parti en week-end avec un ami, il ne rentre pas chez lui et personne n’a plus de ses nouvelles.

Théo va se lancer à la recherche de son fils à travers le Brésil et ce voyage difficile le fera revenir à l’essentiel.

Cette fugue soudaine de leur fils va également amener le couple à reconsidérer ses projets d’avenir.

Le film de Wagner Moura est à la fois un road-movie, un thriller psychologique, un film intimiste sur une relation familiale et un conte.

Le récit repose essentiellement sur le personnage de Théo et sur son long périple à travers le pays au cours duquel, au hasard des rencontres et des péripéties, il va progressivement se transformer physiquement et moralement.

Sa détermination à retrouver son fils le fera passer à outre la dégradation de son apparence et les humiliations qu’il va être amené à subir alors que ce qui le caractérisait auparavant était la fierté et un naturel autoritaire.

Le chemin qu’il parcourt est semé d’embûches, de difficultés de toutes sortes et les renseignements qu’il glane ici et là sont des indications fragiles qui l’amènent parfois à douter de l’issue de sa recherche.

Les épreuves qu’il va traverser, la disparition de son fils, vont le conduire à mesurer ses propres carences en tant qu’époux et père.

La trame du récit qui n’est pas, au départ, d’une grande originalité trouve sa singularité dans les invraisemblances volontaires et les clichés du scénario.

Il semble miraculeux que Théo retrouve les traces de Pedro et qu’une sorte de relais de renseignements le mette à chaque fois sur la bonne route.

Le fait que l’adolescent ait parcouru des centaines de kilomètres à dos de cheval pour retrouver de la sérénité auprès d’un aïeul avec qui il communiquait par envoi de dessins relève du domaine du conte.

Et c’est ce mélange subtil des genres qui tord le cou aux clichés du récit.

La fugue de Pedro connaîtra une issue heureuse à tous points de vue. Théo retrouvera à la fois son fils et son père et Branca redécouvrira le charme et le confort du foyer.

Un peu "cousu de fil blanc" mais souvent attachant.

Francis Dubois

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