Evaluation des personnels

Le ministère persiste !

Le ministre persiste dans ses intentions de modifier les règles d’évaluation des personnels enseignants.

En consultant les organisations syndicales pendant les vacances sans toutefois divulguer ses projets, le ministère montre sa volonté d’avancer rapidement sur le dossier de l’évaluation des personnels enseignants en évitant au maximum toute publicité autour de sa réforme pendant la période des élections professionnelles. L’affichage d’un travail en commun de l’inspecteur et du chef d’établissement sur l’évaluation cache mal la volonté du ministère de faire du chef d’établissement l’unique évaluateur des personnels enseignants.

Malgré une consultation ministérielle biaisée tant pour la non objectivité des questions que pour le panel consulté, et dont les résultats montrent tout de même que les personnels sont attachés à la double évaluation, le ministère s’entête à vouloir renforcer le rôle du chef d’établissement dans l’évaluation des personnels enseignants.

Sans couvert de verbiage, qui n’est pas sans rappeler le fonctionnement de quelques officines de communication, le ministère veut faire disparaître toute référence à une évaluation pédagogique faite par les seules professionnels en la matière : les IPR.

Par l’intermédiaire d’un entretien biannuel avec le CE toutes les facettes de notre métier seraient examinées : activités pédagogiques, administratives, investissement dans les projets de l’établissement…

L’issue de ces entretiens conduirait à déterminer notre progression de carrière, nos besoins de formation et fixer nos objectifs pour les années à venir.

Les IPR seraient cantonnés, comme ils le sont de plus en plus, dans l’évaluation des projets d’établissements, des contrats d’objectif c.a.d. dans l’évaluation de tous les outils que l’administration met en place pour contrôler et encadrer le système.

Pour le SNES, l’évaluation des personnels est un sujet majeur dans la campagne des élections professionnelles. Le SNES continue de penser que le CE n’a pas les qualifications et les compétences nécessaires pour évaluer l’enseignement d’une discipline avec tout ce qui s’y réfère. Seuls les IPR sont qualifiés pédagogiquement et doivent jouer le rôle de conseil et d’évaluation en lieu et place de porte parole des recteurs.

C’est la complexité même de l’acte éducatif qui condamne tous les discours à l’emporte pièce et justifie une réflexion suffisamment sérieuse.

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