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Un film de Richard J.Lewis (Canada, Etats Unis, Italie)

"Le monde de Barnay" Sortie en salles le 7 septembre 2011

Barnay Panofski était sans doute voué à un destin ordinaire mais les circonstances en auront décidé autrement. Il épouse, sur un coup de foudre, Clara, une rousse incendiaire extravertie. Leur union tourne court et finit avec le suicide de la jeune femme. Il se lie en secondes noces à une riche princesse juive qui ne lui correspond en aucun point dont il divorcera très vite.
Celle qu’il rencontre le jour de ses noces, Miriam, deviendra sa troisième épouse, la mère de ses deux enfants et demeurera jusqu’au bout, le grand amour de sa vie.

Mais Barnay n’aura pas eu seulement une vie amoureuse mouvementée. Peut-être aura-il été à l’origine de la mort de son meilleur ami Boogie, un soir de beuverie…
L’adaptation au cinéma du roman à succès de l’auteur canadien Mordecai Richler, paru en 1997, peine à démarrer.
Sa rencontre, son mariage avec Clara, le suicide de cette dernière, sont traités à la va-vite sans la moindre émotion comme une simple nécessité de scénario.
Le second épisode amoureux de Barnay avec la riche princesse juive n’est pas beaucoup plus abouti. Les situations frisent le grotesque. Les dialogues ne sont pas toujours d’une grande finesse. Et c’est à peine si cette première demi-heure du film permet de situer le personnage de Barnay dont on ressent, malgré tout, ici ou là, la personnalité attachante.
Ce jeune homme rond, à l’allure bonhomme, dégage dès ses premières apparitions un charme indéfinissable qui repose beaucoup sur son évidente difficulté à se repérer dans un monde qu’il ne maîtrise pas, dont les tenants et les aboutissants semblent lui échapper totalement.
Le personnage se révèle au moment de sa rencontre avec Miriam. Et c’est à partir de ce moment de sa vie que le film trouve sa vraie tonalité.
La candeur de Barnay, sa grande sincérité seront les meilleurs guides pour le reste de sa vie et l’amour de Miriam sera l’élément décisif pour la reprise en main de son destin.
Barnay fait partie de ces personnages à qui on pardonne tout, le désordre de leur vie, leurs écarts de conduite, leurs excès et jusqu’à cet égoïsme dont le jeune homme fait preuve sans cesser d’être un homme au grand cœur.
"Le monde de Barnay" ne fera pas date. Cependant, c’est un film qu’on regarde sans déplaisir et qui doit beaucoup à l’étonnant comédien qu’est Paul Giamatti. Il exprime avec finesse, les failles de Barnay, ses manquements, sa sincérité d’homme égaré dans sa propre vie. Interprète charismatique, il va jusque dans les retranchements du personnage…
Dustin Hoffman joue le père de Barnay. Il reste, dans un rôle secondaire mais semble-t-il écrit sur mesure, le grand comédien inspiré qu’on a connu au moment de ses grands succès.
Francis Dubois

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