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Un film d’Alexandre Coffre (France)

"Le père Noël" Sortie en salles le 10 décembre 2014.

Antoine, six ans, a toujours rêvé qu’une nuit de Noël il surprendrait le Père Noël et que celui-ci accepterait de l’emmener dans son traineau, visiter l’étoile où se trouve son papa, depuis qu’il a cessé d’être auprès de lui.

Cette fois-là, alors qu’il inspecte le ciel derrière la vitre, il voit, au bout d’une corde apparaître sur le balcon de l’appartement, l’homme en costume et toque rouges.

Innocent et obnubilé par la force de son désir, il n’imagine pas un seul instant que ce père Noël là n’est pas le vrai, qu’il s’agit d’un cambrioleur déguisé qui fait main basse sur les bijoux, dans les appartements des beaux quartiers.

Malgré les efforts du "père Noël" pour se débarrasser du gamin, celui-ci, attaché à son idée, ne lâche pas d’une semelle le cambrioleur qui se voit contraint de faire équipe avec le gamin.

Ensemble, ils vont vivre une nuit de péripéties, chacun à la recherche de son rêve.

Cinéma : "Le Père Noël"

Cette idée en valait une autre. Elle aurait pu, avec un peu plus d’écriture, des gags qui ne fassent pas long feu, une construction plus serrée, plus de quiproquos, un arrière-plan de l’histoire plus travaillé, déboucher sur une jolie comédie à voir avec les petits, pour les fêtes de fin d’année.

Au lieu de ce divertissement, on a droit à un film qui peine à trouver un rythme, excessivement prudent et qui fonctionne le plus souvent, sur des idées de médiocre inspiration.

On a trop tendance à sous-estimer le jeune public à qui est censé s’adresser ce film conçu de toutes pièces pour faire un gros succès en salles.

Le premier constat prête à penser que, dans l’écriture du projet, tous les atouts n’ont ni été rassemblés, ni bien amalgamés pour convaincre.

Le deuxième constat prête à penser lui, que le souci des scénaristes a été de rester dans un domaine de narration réduit auquel on n’a pas voulu accorder trop d’ambition de crainte de rebuter

On oublie que les enfants, au cinéma comme en peinture, musique, littérature, sont capables d’accéder à formes exigeantes, que leur imaginaire peut s’accommoder d’exigences de forme et de fond.

Les aventures d’Antoine et du Père Noël, malgré le recours à des scènes de cascades, à quelques moments d’un suspense vite essoufflé, des "pères fouettards" (un peu) menaçants et une incursion aux Folies Bergères pour accéder au fameux traineau (découvert au magasin des accessoires), manquent de souffle.

Même si Tahar Rahim, toujours parfait, réussit ici, dans une entreprise boiteuse, à faire quelque chose de son personnage.

Son sourire délicieusement juvénile de "sale gosse prolongé au cœur tendre", parvient de temps en temps à sauver le film d’une impression de ratage.

Francis Dubois

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