Lycée et post-bac

Affectations post-bac

Le point sur Parcoursup

Pour la deuxième année consécutive, l’application Parcoursup a traité les vœux d’orientation post-bac des élèves. La première session, en 2017-2018, avait montré la réalité de ce dispositif, pensé en réalité pour être un outil de tri social. Le gouvernement est resté sourd aux revendications des personnels, des familles, et même du Défenseur des Droits qui l’a enjoint à rendre public les algorithmes locaux qui permettent la sélection des jeunes. Dans ces conditions, la session 2018-2019 de Parcoursup ne pouvait que confirmer le constat fait l’année dernière : ce n’est pas un outil d’orientation mais bien un outil de sélection.
Cet article, régulièrement mis à jour, tente donc de réunir les principaux textes qui régissent cette machine à trier.

Une session chaotique
Cette session a d’abord été marquée par un bug lors de la publication des premiers résultats : des élèves, après avoir reçu une proposition d’admission, se sont vus signifier qu’ils étaient en réalité sur liste d’attente et non admis. Le Ministère de l’enseignement supérieur et le cabinet du Ministre de l’Education Nationale ont communiqué sur une supposée erreur de calibrage des capacités d’accueil de certaines formations, pointant la responsabilité des équipes sans même s’interroger sur le fonctionnement de ParcourSup (notamment la pratique du surbooking) ou leur responsabilité pour n’avoir pas détecté de telles anomalies. Des dizaines de milliers de candidats, au moins 7% au total, ont vu leurs propositions d’affectation post-bac réinitialisées. Le gouvernement n’a jamais fait un bilan sincère de ce dysfonctionnement majeur.

Les ministères brouillent les pistes
Toute comparaison avec l’année dernière est rendue extrêmement difficile : le gouvernement publiait régulièrement un tableau de bord, qui a tardé à être publié cette année. De plus, les données présentées ne sont pas les mêmes que l’an dernier. Cette année, au 19 juillet, date de la fin de la session principale, le nombre de candidats ayant reçu au moins une proposition mais ne l’ayant pas encore définitivement acceptée (autant de candidats insatisfaits par les propositions) n’était pas connu. L’an dernier, ils étaient 148 787 le 17 juillet, en y ajoutant les 68 510 candidats sans proposition, on pouvait dire que 26,75% des candidats n’avaient pas trouvé leur formation. Cette année, faute de transparence de la part du Ministère, il est impossible de faire le même calcul.
Par ailleurs, mi-juillet, près d’un tiers des saisies des CAES (commissions d’accès à l’enseignement supérieur) venait de l’académie de Créteil, preuve que les inégalités territoriales sont toujours très marquées.

La fausse transparence
Charte des attendus (CDFI, CGE et CPU) décembre 2018
Attendus nationaux de Licence
Compléments à la liste des attendus nationaux pour l’accès aux formations de l’enseignement supérieur 2019

Le cadre réglementaire général
Loi orientation et réussite des étudiants, mars 2018
Décret, procédure pour l’accès aux formations de l’enseignement supérieur
Liste des formations privées sur Parcousup
Liste des formations initiales dont l’inscription sur Parcousup est reportée

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