Le premier salaire

Le premier salaire

La prise en charge financière des lauréats de concours enseignants, CPE et Psy-ÉN se fait administrativement et financièrement au 1er septembre grâce à des accords avec la Direction générale des Finances publiques (DGFiP). Elle est mise en place lors de la réunion des stagiaires pendant la semaine précédant la rentrée scolaire à l’ÉSPÉ sur présentation de l’avis d’affectation où est précisé l’indice de rémunération du 1er échelon du corps de recrutement, d’un RIB et de la photocopie de la carte Vitale.
Il s’agit bien d’une prise en charge complète sur la paye de fin septembre 2019 : la procédure d’acompte est désormais abandonnée.
Maintien du salaire antérieur pour les stagiaires auparavant titulaires ou non-titulaires de l’État
Les stagiaires auparavant titulaires ou non-titulaires de l’État peuvent bénéficier de la reprise de tout ou partie de leur ancienneté de service et débuter leur carrière au-delà du 1er échelon (voir classement p. 53-55).
Dans l’attente de leur classement, pas de perte de salaire pour les stagiaires qui étaient auparavant agents titulaires ou non titulaires de l’État. Ils doivent donc demander au rectorat à conserver le traitement indiciaire correspondant à leur situation avant l’entrée en stage.
Calcul du traitement
Le traitement mensuel brut de tout fonctionnaire est le produit de son indice de rémunération par la valeur mensuelle brute du point d’indice 4,686025 € (valeur inchangée depuis le 1/02/2017). L’indice dépend de son grade et de son échelon (voir chapitre 4).
Exemple : traitement brut mensuel d’un professeur certifié débutant, 1er échelon, indice 388 : 388 × 4,686025 = 1 818,18 €.
La rémunération d’un professeur, CPE ou Psy-ÉN, recruté aujourd’hui représente deux tiers de celle perçue au même moment de la carrière par des personnels appartenant à la génération de ses parents. Cette politique est néfaste pour la qualité du service public qui ne parvient pas à recruter les personnels qualifiés dont il a besoin. Après six ans de gel, la revalorisation de la valeur du point d’indice (+ 0,6 % au 1er juillet 2016 et + 0,6 % au 1er février 2017) obtenue par nos actions est loin d’être à la hauteur du rattrapage des pertes subies depuis 2000 d’autant que la retenue pour pension civile continue d’augmenter et que le gouvernement a gelé le point d’indice en 2018 et 2019. Le SNES-FSU, le SNEP-FSU et le SNUEP-FSU continuent de revendiquer un plan de rattrapage pour compenser ces pertes et mettre ainsi un terme au déclassement de notre profession.

N.B. Voir p. 59, simulation bulletin de paie.

Valeur du point d’indice
La valeur annuelle brute du point d’indice est arrêtée par le gouver­nement. Depuis le 1er février 2017, la valeur annuelle brute est de 56,2323 euros.
Rémunération en début de carrière

Rémunération en début de carrière