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Un film de Marion Vernoux (France)

"Les beaux jours" Sortie en salles le 19 juin 2013.

Caroline vient de prendre sa retraite de dentiste. Elle est comme tous ceux qui franchissent ce cap. A quoi occuper son temps ? L’humanitaire ne la tente pas. L’oisiveté n’est pas son truc et les amis du couple qu’elle forme avec Philippe ne sont qu’un pis-aller.

Elle décide alors de s’inscrire dans un club de troisième âge, de s’essayer au théâtre, à la poterie et à des cours d’initiation à l’informatique.

Le jeune homme chargé de cette activité est un Don Juan dilettante qui tombe sous le charme de la retraitée encore bien sous tous rapports.

Ils ont une liaison clandestine qui ne le restera par longtemps. Mais comment faire pour s’engager et ne pas s’engager dans une relation dont ils savent l’un et l’autre qu’elle ne durera pas éternellement.

Dès les premières images du film, on sait que Marion Vernoux a commis une erreur de casting en donnant le rôle de Caroline à Fanny Ardant. Comme on devine très vite que la comédienne s’est fourvoyée en acceptant de jouer une femme reconvertie à la poterie, au théâtre, au macramé pourquoi pas et à l’initiation à ’informatique.

Rien chez cette comédienne élégante et sophistiquée, à la diction si singulière, ne la prédisposait au rôle.

Elle est, bien sûr, un peu plus à l’aise dans celui de la femme adultère passionnée qui apprend à mentir, à inventer des week-end, à se lancer dans la dégustation de vins, à faire mille choses qu’elle n’avait jamais faites.

Mais à peine plus, car Marion Vernoux, sans doute sûre son coup, a laissé à Fanny Ardant la bride sur le cou et ce n’était pas la meilleure chose à faire.

Comme il s’agit d’une comédie, il y autour de Fanny Ardant une foule de petits personnages qui hélas, tombent tous dans le cliché. La copine prude, l’extravertie, le boute-en-train (Jean-François Stévenin).

Le scénario, en plus, fourmille d’imprécisions pour ne pas dire d’invraisemblances. On s’embrouille dans l’origine sociale des personnages. Et comment faire avaler qu’un animateur de foyer pour retraités puisse être un si fin gourmet, fréquenter assidûment les bonnes tables ?

La comédie romantique ne se porte pas bien en ce moment et l’on s’étonne qu’une réalisatrice de la qualité de Marion Vernoux ait pu collectionner les pièges et nous donner un film sans panache. Comment oublier la scène finale au bord de la mer où le couple de Caroline et Philippe, rabiboché, puisse se retrouver rallié à la "beauferie" ambiante d’une journée de détente organisée ?

Francis Dubois

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