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Un film de Rose et Alice Philippon (France)

"Les bêtises" Sortie en salles le 22 juillet 2015

François, trente-cinq ans, personnage lunaire et maladroit, a été abandonné par sa mère à sa naissance. Il a été adopté mais voilà que lui vient la nécessité subite de retrouver sa génitrice.
Par le plus grand des hasards, il retrouve ses coordonnées.
Il se présente chez cette femme au moment où une fête se prépare pour l’anniversaire du maître de maison. Croisant l’extra qui devait servir les invités, il le soudoie pour obtenir sa place et s’introduire dans la maison.
culture/cinéma
Mais François est un gaffeur capable, par sa simple présence, de provoquer des catastrophes en série. Son personnage peu enclin à remplir sa mission de serveur ne laisse pas indifférent Sonia, elle aussi engagée pour assurer le service de la fête.
La présence du jeune homme conduira à rétablir la vérité et la sérénité dans une famille qui vivait depuis toujours avec le poids d’un lourd mensonge.

Le film a un peu de mal à se mettre en place.
Il n’est sans doute pas facile d’imposer d’emblée dans un récit un personnage burlesque, un monsieur catastrophe qui aligne les "bêtises" et jette très vite sur lui toutes les suspicions.
D’autant plus que les catastrophes qu’il provoque font un peu "catalogue" du genre.
Mais le film trouve très vite le ton singulier qui convient avec le concours de Jérémie Elkaïm, interprète du rôle de François, sachant jouer sur la gestuelle, la démarche, la façon de se déplacer et trouver entre étonnement et chien battu, le regard qui fait mouche.
"Les bêtises" tourne dès lors à la comédie débridée et même si les ressorts comiques sont parfois un peu attendus, le ton de bonne humeur, le contour de chaque personnage, le rythme des rebondissements, le film devient une agréable composition.
Dans des rôles secondaires savoureux les comédiens excellent : Jacques Weber truculent, Anne Alvaro magistrale, Alexandre Steiger et Jonathan Lambert très drôles en organisateurs de la fête.
Mais celle qui convainc, avec discrétion et efficacité, la vraie révélation du film, c’est Sarah Giraudeau.
Sans jamais forcer le jeu, en gardant toujours une part de retenue, en jouant sr une légère émotion elle compose un singulier et convaincant personnage de comédie.

Autant d’atouts qui servent un film dont la qualité essentielle est qu’il est mené sans esbroufe, à un
degré de modestie qui le sert. Cette dose de bonne humeur n’est pas à négliger par les temps qui courent.
Francis Dubois

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