Actualité cinématographique - avant-premières, festivals...

Un film de Naako Yamada (Japon)

« Liz & l’oiseau bleu » Sortie en salles le 17 avril 2019.

« Liz et l’oiseau ble u » raconte la délicate histoire d’amitié entre deux lycéennes Nozomi et Mizore toutes deux musiciennes aussi proches qu’elles sont différentes. Nazomi est une jeune fille extravertie très populaire auprès de ses camarades de classe et une flûtiste très douée. Mizore qui est timide et toute en retenue, joue avec talent du hautbois.

Très proches l’une de l’autre pour l’instant, Mizore craint que leur dernière année au lycée, entre admiration et rivalité musicale, ne vienne sonner le glas de leur histoire d’amitié.

En attendant, les deux amies se préparent à jouer en duo à l’occasion de la compétition musicale du lycée. Quand l’orchestre commence à travailler sur «  Liz et l’oiseau bleu  » les deux amies voient dans cette œuvre bucolique, le reflet de leur propre histoire. La réalité va-t-elle rejoindre le fil du conte ?

Cinéma : Liz et l'oiseau bleu

Le film de Yaoko Yamada fonctionne sur un déséquilibre, celui créé par les personnalités contrastées des deux personnages et contrebalancé par la douceur qui émane d’un graphisme doux au trait fin et précis, de la fluidité de la construction dramatique et d’un travail autour de la palette des couleurs qui reflète l’impression de la fragilité et de la fugacité du récit.

«  Liz et l’oiseau bleu  » devait à la fois respecter l’esprit du conte, ses codes et contenir dans son déroulement une impression de danger qui menace la longévité de l’amitié entre les deux jeunes filles, la présence de sentiments ordinaires, d’une rivalité qui affleure tour au long du récit et qui pourrait mettre en péril les sentiments qui les unissent.

La palette des émotions, le moindre mouvement de sentiments, le fil des pensées passent par le travail sur le regard des personnages et Futoshi Nishiya a donné avec le trait fin des dessins au récit, un caractère raffiné et un effet d’un constante « fraîcheur » narrative.

On pourrait faire l’impasse sur ce film si on s’en tient à la douceur du dessin où l’on peut voir de la mièvrerie, au pastel des images qui pourrait venir confirmer cette impression, mais ce serait passer à côté d’un film porteur d’un message universel, d’une parenthèse qui trouve sa place entre réalisme et conte de fée.

Ravissant mais pas seulement...

Francis Dubois

Autres articles de la rubrique Actualité cinématographique - avant-premières, festivals...

  • « J’accuse »
    Au cours des douze années qu’elle dura, l’affaire Dreyfus va avoir l’effet d’un véritable séisme historique mêlant le déni de justice et l’antisémitisme à l’erreur judiciaire. Roman Polanski place... Lire la suite (8 novembre)
  • « La belle époque »
    Victor, la soixantaine est un homme blasé, revenu de tout, qui n’attend plus grand chose de la vie, qui voit son avenir se boucher chaque jour un peu plus. C’est alors qu’Antoine, inventeur d’une... Lire la suite (5 novembre)
  • « L’audition »
    Anna Bronsky est professeure de violon au Conservatoire. C’est contre l’avis des ses collègues du jury de sélection des candidats au concours de fin d’année, qu’elle impose un de ses élèves chez qui... Lire la suite (5 novembre)
  • « Furie »
    Chloé et Paul Diallo se sont absentés de chez eux pour des vacances de plusieurs semaines. Au cours de cette période où ils n’occupaient pas leur maison, ils l’ont prêtée à la nounou de leur fils.... Lire la suite (4 novembre)
  • « J’ai perdu mon corps »
    Naoufel est un jeune homme romantique et candide. Il est tombé amoureux de Gabrielle. Un peu plus loin dans le ville, une main sectionnée s’échappe du frigo d’un labo, bien décidée à retrouver le... Lire la suite (4 novembre)