Nouvelles internationales

Luttes syndicales en Mauritanie

Le 2 mai dernier, notre partenaire de coopération mauritanien, le SNES Mauritanie, a lancé un mot d’ordre de grève dans tout le pays revendiquant des augmentations de salaire, l’amélioration des conditions de travail, la construction de salles de classe et le versement des arriérés de salaire.

Une première grève avait eu lieu le 18 février, sur la même base revendicative, et avait été très suivie. La Mauritanie souffre d’un sous-investissement de l’État dans le domaine de l’éducation : le gouvernement laisse au privé toute l’initiative de création des écoles, ferme les yeux sur la spéculation immobilière à Nouakchott qui conduit à fermer des écoles publiques construites sur des terrains convoités et maintient des salaires enseignants très bas.

La répression anti-syndicale s’est bien vite abattue sur les enseignants grévistes et en particulier sur les femmes militantes : ainsi trois enseignantes de collège ont été arbitrairement mutées par le gouvernement dans des écoles de province. Heureusement la solidarité syndicale a immédiatement joué et des sit-in et débrayages ont eu lieu dans beaucoup d’établissements scolaires pour réclamer la réintégration des enseignantes dans leur collège d’origine. Le 7 mai, celles-ci étaient réintégrées. Mais le gouvernement mauritanien n’a toujours pas ouvert de négociations avec les syndicats de l’éducation.

Pour l’année scolaire 2018-2019, le SNES-FSU continue de soutenir le SNES Mauritanie par le financement de tournées en province qui permettent de renforcer le maillage territorial du syndicalisme.

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