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Maths : les questions à poser lors des formations à la réforme

Vous trouverez dans cet article un ensemble de questions destinées à mettre en évidence les difficultés que tous les collègues vont rencontrer lors de la mise en place du Lycée Blanquer et de ses programmes. L’interpellation du ministère n’étant de tout évidence pas suffisante, nous espérons que les corps d’inpections seront peut être plus à même de nous apporter les réponses... Figurent aussi des questions pour les enseignants de maths qui enseigneront "enseignement scientifique"

Formations Mathématiques

Le programme ne fait plus référence aux travaux en groupes à effectifs réduits. Comment faire pour arriver à ce que ces dédoublements, rendus indispensables par certains points du programme, notamment la programmation, la manipulation sur machines, ou l’initiation à la démonstration, puissent être mis en place dans ce contexte de baisse des DHG et d’augmentation des effectifs ?

Le rapport Villani-Torossian précise bien (page 25) :
Et ceci de la maternelle au lycée ; ces trois phases d’apprentissage peuvent se résumer dans le triptyque : manipuler, verbaliser, abstraire.
Comment manipuler, verbaliser avec des classes à 36-40 élèves ?

Quel type de calculatrice doit-on conseiller en seconde ? Quel est notamment l’avenir des calculatrices à mode examen (date d’activation du projet initial sur le mode examen) ?

De quel genre seront les exercices de la banque d’épreuves ? Comment est garantie la non-diffusion de ces épreuves au-delà de l’institution ? Seront-ils livrés avec ou sans barême ?

Quand aurons-nous connaissance des programmes de Terminale ?

En ce qui concerne les démonstrations du programme : doivent-elles être toutes faites ? Par qui ? Quels critères pour l’évaluation des élèves sur ce point ?

Quel est le volume et la nature des travaux personnels demandés aux élèves ?

Les mêmes questions se posent pour les algorithmes.

Va-t-on avoir des documents d’accompagnement, des suggestions de ressources pour la partie épistémologie ? Cette partie doit-elle/peut-elle faire l’objet d’évaluations ? Sous quelle forme ? Quel statut ces notions ont-elles : simple culture, information, ou exigence de maîtrise minimale (et dans ce cas, laquelle ?) ?

Le programme prévoit des différentiations « par le haut » en proposant des prolongements. Cela constitue-t-il la seule piste de réponse en termes de différentiations rendues nécessaires par la difficulté des programmes ?

Aurons-nous des consignes pour « sélectionner » les élèves pour la Spécialité de Première, ou bien ceux-ci seront-ils vraiment libre de leur choix ? (idem pour les options « expertes » et « complémentaires ») ? A défaut, quelles exigences minimales sont-elles institutionnellement requises pour une poursuite réussie en cas de choix de cette Spécialité ? Quel est le rôle du professeur de Mathématiques dans un dispositif de conseil/régulation qui peut lui échapper s’il n’est pas Professeur Principal ?

Est-il prévu une information des élèves sur les contenus de la Spécialité, autre que Horizon 2021 ?
Comment motiver les élèves de seconde qui ont décidé de ne paschoisir la spé mathématiques en première ? Faut-il sélectionner et n’aborder les notions ou « chapitres » qui pourraient être mobilisés dans les autres disciplines du tronc commun qu’à partir de janvier ?

Pour les élèves en seconde en 2018-2019 qui n’ont pas eu 4,5h en 6e mais 4h, qui ont reçu un enseignement des programmes 2016 en 4e et 3e (avec seulement 3h), un aménagement de programme en seconde (daté de 2017), quel aménagement de programme de fin de seconde (c’est urgent !) et de première leur sera proposé ?

Que répondre aux élèves qui demandent : « est-ce qu’il faut faire spé maths en première pour pouvoir suivre en mathématiques complémentaires ? »

Enseignement scientifique :

Les mathématiques de ce programme sont essentiellement des maths très appliquées, limitées à des études de cas. Pourquoi nous dit-on qu’on y fait des maths, alors que peu de notions y sont abordées, et qu’aucune démarche propre (résolution de problèmes, conjectures, démonstrations, etc.) n’est évoquée dans le programme ?

Quelle périodicité attendue de l’intervention du collègue de mathématiques dans cet enseignement : ponctuelle (à la demande des SPC et SVT, ou en fin de trimestre par exemple ?) ou régulière ? Et sur quel volume horaire global et hebdomadaire ?

Une formation est-elle prévue pour d’éventuels nouveaux enseignants en 2020-2021 ?

Va-t-on avoir des documents d’accompagnement, des suggestions de ressources ?

Comment évaluer les élèves (modalités pratiques – rythmes et modalités - et sur quels attendus, qui ne soient pas de la simple restitution « par coeur »), et les noter pour le bac ?

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