La défense des droits humains

Migrants : déni de solidarité

Des droits humains bafoués
Cette année encore, les États de l’UE ont bafoué le droit international en refusant de secourir des migrants naufragés en Méditerranée.
Ces femmes et ces hommes, partis sur des bateaux de fortune, au péril de leur vie, dans l’espoir d’une vie meilleure, ont fui les atrocités des camps libyens.
De très nombreuses sources dénoncent les crimes contre l’humanité perpétrés à grande échelle dans ces camps avec le soutien de l’État et le financement de l’UE. Pour ces naufragés, les droits élémentaires sont refusés, le droit international maritime ne semble pas devoir s’appliquer, et rien n’est fait par les pouvoirs publics pour leur porter secours.

Pas chez nous
Les ONG qui s’y risquent sont même empêchées et poursuivies, comme l’a montré eu début de l’été l’arrestation en Italie de Carola Rackete, la capitaine du bateau de secours Sea Watch 3. Il est facile de blâmer un gouvernement italien d’extrême-droite qui revendique de telles politiques. Mais force est de constater que la France n’a pas ouvert ses ports et n’a proposé d’accueillir qu’une poignée de migrants, après
maintes hésitations.
Les réfugiés vivent dans des conditions déplorables et les campements de misère ne cessent de se reformer : dans la jungle de Calais, à Vintimille, à Paris dans le 18e arrondissement.
À Mayotte, département ultramarin, la situation est encore plus dramatique, puisque même le droit du sol français ne s’applique plus.
La France ne peut accepter que les droits humains soient bafoués, sur son territoire comme ailleurs, et le SNES-FSU continuera de porter ses exigences, notamment en matière d’accueil et d’éducation pour tous.

Aurélia Sarrasin

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