Année 2017-2018

Mobilisation contre une réforme du bac destructrice : on continue ! (Paris)

Le 6 février nous avons bravé la neige et le froid pour manifester notre désaccord avec la politique gouvernementale concernant le second degré. Nous continuons cette semaine avec un rassemblement le mercredi 14 février, jour de l’annonce de la réforme du baccalauréat par notre ministre J.M. Blanquer. Et nous resterons mobilisés ensuite face à une future réforme du lycée annoncée pour la rentrée 2018 dans les classes de Seconde !

Alors oui, dans les CA, où on se prépare à voter les DHG, on fait comme si tout sera comme d’habitude ; c’est d’ailleurs la volonté de l’Académie et du Ministère. Mais ne soyons pas dupes : lors de la dernière réforme du lycée, c’est progressivement que les DHG ont diminué et que les modifications et dégradations se sont mises en place (AP et ECJS/EMC en demi - groupe, regroupements de plus en plus compliqués des élèves en LV ou en Langues anciennes...). De même, c’est un an après la réforme du collège que déjà des coupes sont faites dans la marge académique rendant les choix de plus en plus compliqués !

Toutes ces réformes que nous connaissons dans l’éducation, depuis quelques années, ne visent avant tout qu’à faire des économies ! Celles du bac et du lycée mèneront à moins d’heures d’enseignement, moins d’épreuves à rémunérer au baccalauréat, à la fermetures de postes, à l’augmentation des compléments de service... Mais elles reflètent aussi une conception de la société qui n’est pas la nôtre : enfermer très tôt les élèves dans une orientation, accroître la sélection, laisser les inégalités entre établissements se développer. La communication gouvernementale dit évidemment le contraire et peut séduire ceux qui restent à la surface des projets : mais qui peut croire qu’un lycée modulaire mis en place en même temps que la sélection généralisée à l’université n’est pas fait pour trier les élèves ? Qui peut croire qu’un lycée à la carte profitera de manière équitable à tous ? Qui peut croire que les marges non - disciplinaires seront utilisées partout de la même façon et ne contribueront pas à augmenter les disparités entre lycées ? Qui peut croire qu’un bac maison ne va pas entraîner sa dévalorisation et accroître les inégalités entre établissements ?

C’est aussi par la baisse de nos salaires que l’on choisit de réduire la dépense publique : gel du point d’indice, journée de carence, report de mesures PPCR, alors même que nous avons un pouvoir d’achat en berne depuis au moins 2003. Mais la lutte continue aussi sur ce sujet : la FSU, aux côtés d’autres organisations syndicales, appelle à la grève et à la manifestation le 22 mars sur ces questions. Il est urgent de contre attaquer alors même que d’autres annonces se profilent, sur le recrutement des enseignants, sur le recours accru aux contractuels dans la fonction publique, sur l’instauration généralisée d’un système de retraites par point.

Nathalie Dehez, Laetitia Faivre, Elsa Le Goupil, Ketty Valcke
Co-Secrétaires académiques du SNES - FSU Paris

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