Groupe de travail ministériel 2009-2010

Nos premières remarques sur le texte du MEN du 10 Juin 2010

Vous trouverez sur le document ci joint les amendements repris par le MEN en turquoise, les amendements refusés en jaune et les ajouts du MEN en majuscules .

Des évolutions à la marge !

- Sur le titre et le statut

Le MEN peut donner l’impression qu’il a entendu les revendications très largement portées par la profession. Ainsi, il réintroduit la référence au statut de 91 et à l’article 2 des missions mais c’est immédiatement pour en faire une référence actuelle et donc susceptible d’évoluer. Cette constatation ne peut qu’être mise en relation avec la persistance à parler de « compétence en psychologie de l’orientation » et non pas de qualification de psychologue et de décliner nos activités qui sont bien celles de psychologues (entretiens, bilans psychologiques, rédaction de compte rendu et de synthèse, participation à des commissions où la situation de l’adolescent est évoquée.) L’activité des copsy est toujours limitée à du conseil approfondi et aucune référence n’est faite à notre travail d’aide à l’adaptation, de contribution à la réussite , de suivi des élèves.

Ceci n’est pas un hasard et ayant pris connaissance des dernières déclarations de Madame Guégot dans la lettre de l’Education sur la formation des conseillers d’orientation-psychologues, on voit bien qu’en vidant le contenu psychologique de nos activités, le Men, se laisse les mains libres pour répondre aux pressions des parlementaires de la majorité.

- Sur notre rôle dans les établissements

La formulation en se précisant montre encore plus clairement que les copsy sont attendus en tant que chefs d’orchestre du PDMF et des dispositifs mis en place par la réforme des lycées. Doit on dans ce cadre se féliciter qu’ils soient désormais consultés par le conseil pédagogique ?
Sur le fond c’est bien d’une expertise très techniciste dont il s’agit et non d’un travail en complémentarité avec les membres des équipes pluri professionnelles auxquelles le MEN a refusé de faire allusion.

- Sur le public prioritaire

Tout en admettant que le public scolaire reste le public prioritaire, le texte dans la partie III affiche clairement que les conseillers d’orientation-psychologues doivent recevoir des adultes non seulement pour une information mais pour des conseils et un accompagnement personnalisé, ce qui va bien au-delà de ce que nous faisons actuellement.
Même si le texte ne prévoit plus de limiter l’activité de conseil aux élèves ayant des besoins éducatifs particuliers, puisque d’autres élèves pourraient désormais s’adresser directement à eux, aucune action de prévention et de travail en amont des choix n’est mentionnée.
Il y toujours volonté d’utiliser les copsy pour le service dématérialisé dont on sait bien qu’il servira d’abord les adultes. Pour les jeunes, le privé est à la porte !

- Sur les CIO et le rôle des Directeurs

Réseaux locaux pour la formation, l’insertion et l’emploi n’a pas été modifiée. Ceci confirme que les copsy seraient bien associés à ces centres pour répondre aux commandes du service dématérialisé ! On peut craindre étant donné les restrictions budgétaires que des appels importants et non limités aux volontaires soient faits pour intervenir sur le service dématérialisé .

La qualité de psychologue des directeurs n’apparaît pas explicitement car seule la référence à l’article 2 dont on a dit qu’elle était datée, le mentionne. S’agissant de l’activité en direction des élèves, les directeurs ne sont pas cités ; par contre leur rôle est uniquement décrit du point de vue de l’ouverture en direction des milieux économiques. Quelles garanties avons-nous dans ce cadre que les directeurs continueront bien à être issus du corps des conseillers ?

- Des missions à géométrie variable ?

Avec un cadre d’activité aussi flou et aussi peu référé à la profession de psychologue, l’ajout d’un paragraphe sur l’inscription des missions dans la politique académique prend une certaine résonance. Si l’on ne peut qu’être d’accord avec une inscription de nos actions dans le cadre des politiques aux différents niveaux, moins les missions sont fortes et précises au niveau national, plus les risques de pression et de dérives sont fortes au niveau local.

Pour télécharger le texte MEN et les amendements intégrés, cliquez ci-dessous :

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