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Un film d’Andrea di Stefano (France-Espagne-Belgique)

"Paradise Lost" Sortie en salles le 5 novembre 2014.

Nick, un jeune surfeur canadien, a rejoint son frère, sa femme et leur bébé installés au bord d’un lagon de rêve, en Colombie.

Au décor paradisiaque s’ajoute bientôt sa rencontre avec Maria, une belle autochtone dont il tombe amoureux et qui très vite, est à son tour séduite.

Tout semble se dérouler de la façon la plus parfaite jusqu’à ce que Maria présente le jeune homme à son oncle : Pablo Escobar.

Mis en confiance par le célèbre personnage charismatique considéré comme un demi-dieu dans son pays, il va mettre le doigt dans un terrible engrenage.

Lorsque Pablo Escobar confie à Nick la mission d’aller cacher un immense trésor dans une grotte secrète, il ne sait pas que le célèbre narcotrafiquant a, en même temps, ordonné son exécution…

Cinéma : "Paradise lost"

En écrivant le scénario de "Paradis e Lost" , en réalisant le film, en le montant, Andrea di Stefano s’est référé à ce que, selon lui, le spectateur vient chercher quand il entre dans une salle de cinéma : des gros plans qui surprennent, de beaux paysages, des personnages qui expriment des choses qu’il comprendra plus tard dans le récit, des protagonistes qui suscitent l’empathie, de la musique et des zones d’ombre persistantes.

Si c’est ce que le spectateur attend du cinéma, il sera comblé. Rien ne manque.

Et il aura même droit, assis dans son fauteuil, à quelques suppléments : un personnage charismatique inébranlable, un jeune homme novice contraint à jouer les héros, une fiancée pure et souriante, un suspense soutenu et sur la fin, de l’émotion à revendre…

Andrea di Stefano, intéressé par le personnage de Pablo Escobar a souhaité, en dehors de la noirceur de l’individu, en dresser un portrait qui soit à un niveau humain, baignant dans le quotidien ordinaire, qu’on surprenne dans sa maison, au milieu des siens, papa et mari attentif.

C’est pour éviter de tourner un biopic qu’il a introduit dans son récit le personnage de Nick et, préférant le conflit psychologique à la violence, il a souhaité dans la façon de conduire son récit, se rapprocher de la tragédie grecque ou de la mythologie en mettant face à face un demi-dieu et un humain ordinaire.

Les visées s’avèrent dans la réalité beaucoup moins ambitieuses et " Paradis e Lost" est un film qui reste au niveau d’un divertissement efficace mais sans n’atteindre jamais le récit d’envergure auquel le réalisateur prétendait sans doute.

Il n’est que l’honnête illustration de son titre suranné.

Francis Dubois

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