Année 2018-2019

ParcourSup : inefficace et stressant (Reims)

Le dispositif ParcourSup qui devait résoudre les problèmes de l’orientation post-bac n’apporte pas les résultats annoncés, ce que d’ailleurs nous avions anticipé. Le miracle n’a pas eu lieu et le stress des candidats au bac était bien réel pendant la période de révision. Il n’y a pas de solution satisfaisante aux difficultés d’orientation dans le supérieur en dehors de la création d’un nombre de places suffisant dans les filières en tension. A l’opposé, la loi ORE crée de la tension en autorisant des formations universitaires à limiter leurs capacités.

Si dans l’académie de Reims L’URCA a joué le jeu de ne pas demander de prérequis particulier, certaines réponses permettaient d’en douter, mais le président de l’URCA est intervenu pour réaffirmer que tous les demandeurs seraient admis. Par contre c’est l’opacité totale sur les critères d’admission et de choix des étudiants dans certaines filières des classes préparatoires, et il a été bien difficile aux professeurs principaux d’avouer qu’ils ne savaient pas comment untel ou une telle était retenu et d’autres pas avec des dossiers équivalents ou meilleurs. Dans notre académie il semblerait que des places en BTS aient été créées, afin de permettre l’intégration de davantage d’étudiants en concurrence sur ces filières lus courtes à l’origine prévues pour les Bacs technologiques et aujourd’hui en tension avec les places réservées pour les bac pro, qui ceci dit, ne seront pas mieux lotis qu’à l’Université à moins d’un changement des programmes et référentiels, au risque de dévaluer le diplôme. Et que dire de la situation de candidats de la couronne parisienne écarté des formations sélectives parce qu’originaire de tel ou tel lycée de zone dites moins bonnes ? Tout est prêt pour une sélection encore plus brutale.

Christophe Girardin

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