Archives 2010-2011

Physique appliquée, la fin d’une discipline (Reims)

C’est fini, la physique appliquée va disparaître. Les collègues
de physique appliquée vont être amenés à enseigner des
disciplines (physique chimie) pour lesquelles ils n’ont pas été formés,
dans des niveaux (collèges) où ils n’ont jamais enseigné (sauf
les TZR qui expérimentent depuis longtemps la « porosité » entre
physique appliquée et physique chimie).

Le Ministère, dans sa grande mansuétude, a bien évidement
prévu une formation (reconversion ?) d’une douzaine de
demi-journées. Malheureusement, les moyens manquent dans
notre Académie agonisante. Les informations que nous avons sont
les suivantes : il faut se débrouiller avec les moyens du bord, c’est-à-
dire s’appuyer sur les compétences locales et surtout sur le bénévolat
des collègues de physique chimie... Cerise sur le gâteau,
l’organisation est donnée à des collègues bénévoles et la formation
se fera pendant les cours des collègues de physique chimie.
Ceci pose la question des ordres de mission. Quelles sont les responsabilités
en cas d’accident ?

Les formations étant faites en locale, qu’en est-il des discussions
sur les programmes de collège ?

Qu’en est-il de la formation
à la sécurité en chimie ? Il
en va de la sécurité des collègues
et, surtout, des élèves.

Bref, autant de questions
qui ne pourront être résolues
malgré toute la bonne volonté
de nos collègues de physique
chimie.

Faisons un peu de mauvais esprit : n’avons-nous pas en
« stock » des TZR de physique appliquée, déjà dans le bain de la
physique chimie, qui pourraient faire une formation aux enseignants
en établissement. Que d’économie en perspective !

A ce propos, pourquoi former des enseignants de physique
appliquée ? Comme il nous a déjà été dit au Rectorat, un enseignant
de physique appliquée (ceci peut être étendu à d’autres
disciplines, par exemple les disciplines STI) est avant tout un enseignant
et donc peut facilement enseigner des disciplines plus ou
moins proches : physique chimie, SVT, technologie et pourquoi
pas les maths, le français, le latin, l’histoire-géographie, la musique,
le russe, le patois du sud Limousin... que sais-je encore ?

Économie, Économie…

Frédéric LOPEZ

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