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Un film de Robert Cibis et Lilian Franck (France)

"Pianomania" Sortie en salles le 5 janvier 2011

Stefan Knüpfer est un chef technicien, accordeur de pianos de génie chez Steinway & Sons. Il assiste les plus grands pianistes actuels au monde. Auprès de Lang Lang, Pierre-Laurent Aimard, Alfred Brendel ou Rudolf Buchbinder, il appartient à ce monde secret sans cesse à la recherche de la note parfaite.
« Pianomania » nous fait pénétrer dans les coulisses d’une salle de concert et dans l’intimité des préparatifs d’un enregistrement. Le film est centré presque essentiellement sur la collaboration entre Pierre-Laurent Aimard et Stefan Knüpfer et sur les préparatifs de l’enregistrement de « L’Art de la fugue » de Bach auquel se prépare longtemps à l’avance ce pianiste de renommée mondiale.
Celui-ci, après différents essais, a fixé son choix sur le piano à queue numéro 109.
De ses 88 touches, 230 cordes sur cadre de fonte, 480 kg à la base de la vibration d’une caisse de résonance, Stefan Knüpfer veut tirer le meilleur.

Le choix de l’instrument tient à sa « personnalité », au timbre qu’exige chaque morceau, au tempérament et à la propre vision de l’interprète.
Mais au moment où le choix définitif s’est fixé sur le piano numéro 109, on apprend que celui-ci a été vendu, et doit partir pour l’Australie.
Une nouvelle recherche va se déclencher et Pierre-Laurent Aimard va se pencher sur des instruments de l’époque de Bach. Les tests de toutes sortes vont être soumis à la grande exigence du musicien. Il faut toute la bonne humeur, tout l’humour et surtout l’extrême efficacité de Stefan Knüpfer pour trouver la meilleure issue à ce long parcours…
Si le film repose surtout sur les moments de travail et de complicité entre PL Aimard et Knüpfer, on y croise également le pianiste chinois Lang Lang qui s’apprête après un long voyage à donner un concert à la Konzerthaus de Vienne. Encore ensommeillé et sous le coup du décalage horaire, il lui faut choisir le piano sur lequel il va jouer. Plutôt que sur l’instrument lui même, ses exigences se portent sur un tabouret qui devra être assez costaud pour pouvoir supporter son jeu bondissant sans se déplacer.
Le film permet de pénétrer le monde mystérieux du piano. Il nous accompagne, et le dernier des profanes ne peut être qu’intéressé tout au long des différentes étapes que jalonnent une multitude d’obstacles quand l’objectif commun à tous ceux qui auront de loin ou de près accompagné le récital ou le concert est la recherche du son parfait.
Le film ne s’attarde pas sur les explications techniques. Il repose avant tout sur l’histoire, la passion et l’action.
Francis Dubois

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