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Prendre en compte les besoins des stagiaires pour transformer la formation !

Une nouvelle fois cette année, le SNES-FSU a mené une enquête en ligne auprès des professeurs, CPE et Psy-ÉN stagiaires afin de montrer la réalité des conditions de formation et d’entrée dans le métier. Nous avons recensé plus d’un millier de réponses ! Ce nombre élevé nous a permis d’effectuer une analyse très fine de cette question.
Alors que se sont engagées les réflexions sur la nouvelle architecture du concours et qu’un nouvel arrêté cadre davantage l’organisation du master MEEF dans les nouveaux INSPE, l’avis des premiers concernés devrait être mieux entendu et pris en compte.
Les réponses des stagiaires à cette enquête menée en juin 2019 font état d’une situation qui ne s’est pas vraiment améliorée depuis quelques années, malgré la multiplication des alertes. Le ministre doit entendre que les professeurs stagiaires payent aujourd’hui le prix fort d’une formation rétablie sans moyens suffisants et avec des choix (architecture de la formation, contenus et volumes de formation, poids du mi-temps en responsabilité...) qui ne permettent pas de se consacrer pleinement à l’apprentissage du métier d’enseignant, de CPE et de Psy-ÉN.
Au regard des résultats, les professeurs stagiaires continuent de vivre une entrée dans le métier très difficile, stressante, fatigante, une surcharge de travail conséquente empêchant de vivre sereinement son nouveau métier.
Le service d’un stagiaire ne doit pas dépasser un tiers temps sinon celui-ci est uniquement en demande de recettes qui peuvent être réinvesties immédiatement en classe. Il ne peut pas expérimenter le large éventail des pratiques pédagogiques ni adopter une approche réellement réflexive de ses pratiques. Pour le SNES-FSU, la remise à plat de la réforme afin d’améliorer les conditions de formation des
stagiaires et de travail des formateurs est une urgence, mais les pistes annoncées par le ministre ne sont pas du tout satisfaisantes.

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