Communiqués

Programme de Sciences économiques et sociales (SES) : Le SNES-FSU soutient la démarche de l’APSES

Le programme de SES mis en consultation par le ministère dans le cadre de la réforme Chatel du lycée est le résultat d’une vision dogmatique de cet enseignement, inscrite par ailleurs dans une politique de diminution du nombre d’heures de cours. Le SNES a fermement exprimé son désaccord avec ce projet qui dénature la discipline et trahit l’absence de réflexion pédagogique de la part de ceux qui prétendent réformer le lycée contre les personnels.

Le SNES a pris connaissance de la proposition de programme présentée par l’APSES. Confectionnée par des enseignant-e-s de sciences économiques et sociales, qui connaissent leur métier et leurs élèves, cette proposition a la légitimité d’être issue de professionnels que sont les personnels qui seront, par ailleurs, chargés de leur mise en œuvre. Validée par des universitaires dont la légitimité ne saurait être mise en cause, elle a une garantie de sérieux indiscutable. Estimant qu’elle est pédagogiquement et scientifiquement solide, le SNES la considère comme une bonne base de réflexion et de débat.

En tout état de cause, pour le SNES, la démarche initiée par l’APSES constitue un exemple de celle qui aurait dû présider pour mener une véritable réforme du lycée : commencer par écouter les personnels et les acteurs de la communauté éducative pour pouvoir décider sérieusement des contenus à transmettre dans le lycée du XXIème siècle. La première question à laquelle il faut répondre est en effet celle de la « culture commune pour les lycéens ». La question des structures nécessaires pour en assurer la transmission et celle, au sein de cette structure, des conditions d’enseignement vient ensuite. Mais il est vrai que tout cela demande du temps !

Le ministre, dans sa hâte de trouver les moyens de justifier les suppressions de postes prévues aux prochains budgets, a suivi une démarche inverse indiquant par là que ce ne sont pas ces questions pédagogiques qui l’intéressent, mais plutôt des questions purement budgétaires et idéologiques.

Il est urgent de remettre le processus de réforme à l’endroit. Pour cela, il faut retirer le projet de réforme actuel et reprendre la discussion sur des bases sérieuses, comme l’initiative de l’APSES en donne une illustration sur la question des contenus et des savoir-faire à enseigner.

Autres articles de la rubrique Communiqués

  • Accompagnement du projet d’orientation en 3ème… sans les Psy-EN ?
    Le ministère de l’Education nationale vient de mettre à disposition une fiche sur l’accompagnement du projet d’orientation après la 3e. Les Psychologues de l’Éducation nationale (PsyEN) et les... Lire la suite (7 avril)
  • Examens 2020 - situation exceptionnelle
    Le ministre de l’Education nationale a annoncé le recours au contrôle continu pour la session 2020 du baccalauréat et du DNB. Cette décision s’inscrit dans le contexte sanitaire exceptionnel que la... Lire la suite (3 avril)
  • Pour des vacances de printemps
    Monsieur le Ministre, alors que les vacances de printemps démarreront ce samedi dans la zone C, vous avez annoncé la mise en place, pendant cette période, d’un programme de soutien scolaire divisant... Lire la suite (1er avril)
  • Parcoursup
    Pour un traitement moins inégalitaire, un report de la procédure d’affectation parcoursup est indispensable. Malgré la situation de confinement due au coronavirus, le calendrier Parcoursup est... Lire la suite (1er avril)
  • Professeurs, travail et fraises
    Des propos inacceptables Le mercredi 25 mars, S.Ndiaye, la porte parole du gouvernement déclarait « nous n’entendons pas demander aux enseignants qui ne travaillent pas du fait de la fermeture des... Lire la suite (27 mars)

Mots-clés