US Magazine 781 du 22 septembre 2018

Programmes lycée : le SNES-FSU lève le voile

Le Conseil supérieur des programmes et les Groupes d’élaboration des projets de programmes (GEPP) ont travaillé en vase clos depuis quatre mois sur les projets de programmes du lycée.

Les associations et les organisations syndicales, convoquées ces dernières semaines par le CSP pour examiner les textes au pas de charge, n’ont eu communication d’aucuns projets préalables. Certaines ont fait le choix de s’y rendre, d’autres non. Le SNES-FSU a refusé de se rendre à une audience sans document préparatoire.

Pas de véritable concertation

Les associations de spécialistes ont publié un texte commun regrettant « un manque de transparence plus propre à la défiance qu’à une véritable concertation, et nuisible à la qualité et au sérieux qui doivent présider à de tels travaux ».

Le SNES-FSU a dénoncé, dans un communiqué, des méthodes et un calendrier incompatibles avec l’élaboration de programmes de qualité et l’absence de transparence. À noter : les démissions de membres du CSP en désaccord avec la méthode de travail et les orientations se succèdent, certains dénonçant notamment l’abandon de la scolarisation des enfants et des jeunes des milieux populaires. Le SNES-FSU s’est procuré par diverses sources certains projets de programmes et les a mis à disposition de la profession sur son site : https://www.snes.edu/Projets-de-programmes-du-lycee-lever-le-voile.html.

Consulter la profession

Il mettra en ligne dans les jours qui viennent des éléments d’analyse. Plusieurs projets de programmes posent des problèmes de fond et de faisabilité. Ceux des nouveaux enseignements transversaux interrogent : qui va les enseigner ? Quelles incidences sur le service des professeurs ? Le SNES-FSU sera consulté par le ministère sur ces projets en novembre. Nous invitons les collègues à nous faire part d’ores et déjà de leurs remarques et analyses : contenus@snes.edu.

Des programmes de qualité demandent du temps, de la réflexion, du débat, de la démocratie. À ce stade, il est maintenant indispensable que le ministère consulte sérieusement la profession, selon des modalités et une tempora lité qui permet- tent une réflexion collective.

Sandrine Charrier

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