Année 2017-2018

Projet Blanquer/Mathiot : Un bac maison, et pas d’ambition (Toulouse)

Le baccalauréat nouvelle mouture risque de se réduire à un diplôme de fin d’études secondaires, condition nécessaire mais insuffisante pour poursuivre des études.

Diminuer le nombre de disciplines évaluées par une épreuve finale ?

Ce qui est prévu : seulement quatre épreuves finales en Terminale, dont deux qui évalueraient la « spécialité » de l’élève, et deux qui seraient « universelles » dont un « grand oral interdisciplinaire ».

Généraliser le contrôle local ?

Ce qui est prévu : toutes les disciplines étudiées par l’élève, et qui ne donnent pas lieu à une épreuve finale, sont évaluées localement en contrôle continu ou ponctuel.

Réduire l’offre de formation ?

Ce qui est prévu : le remplacement des séries par un système « majeure/mineure » où l’élève choisit son « menu » d’enseignements et ses épreuves finales. Cela pourrait se traduire par une spécialisation accrue et l’abandon de certains enseignements.

Pour le SNES-FSU : accorder à une minorité des enseignements la validation par un examen national leur accorde une importance qui minore tous les autres.

Pour le SNES-FSU : les évaluations locales, c’est le « bac maison », dont la valeur dépend de la réputation du lycée. Le bac en épreuves nationales et anonymes garantit l’égalité de traitement de tous les élèves !

Pour le SNES-FSU : loin d’ouvrir le champ des apprentissages, le système des enseignements « à la carte » ou modulaire détermine précocement les destins scolaires et réduit les possibilités de choix.

Le SNES-FSU défend un autre projet pour le baccalauréat.

Ce qu’il faut maintenir :
- des épreuves terminales, nationales et anonymes, pour un bac 1ergrade universitaire ;
- des épreuves suffisamment nombreuses pour évaluer l’ensemble des enseignements ;
- une organisation du lycée en séries ;

Ce qu’il faut changer :
- les épreuves (contenu, durée, coefficients) doivent être revues pour être mieux adaptées à la cohérence de chaque série.
- l’architecture de chaque série doit être repensée pour permettre une spécialisation plus progressive, qui n’enferme pas les élèves, et qui permette de combiner une culture commune large et une formation spécialisée rigoureuse.
- les séries doivent être reconstruites également pour en finir avec l’hypertrophie de la série S, qui n’est satisfaisante pour personne.

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