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Projet d’épreuves anticipées pour les séries scientifiques

Le 22/11/2010, lors de notre entrevue avec l’Inspection Générale (représenté par le doyen L. Wirth, M. Hagnerelle, et B. Mellina en charge du dossier) ainsi que Jean Marc Huart,sous directeur de la DGESCO, nous a été présenté le projet d’épreuves anticipées d’HGéo pour les séries scientifiques.

En voici le descriptif :

Une épreuve de 4h, gardant le même coefficient et qui reste écrite.

1er exercice : une composition avec choix entre deux sujets de la même discipline. L’attendu est une épreuve organisée et pertinente au sujet qui comportera une intro et une conclusion. L’exercice vaut 10 points.

2ème exercice : un exercice en histoire et un autre en géo. En histoire pour 5 points et en une heure , analyse d’un ou deux documents dont il faut mettre en évidence la portée, les enjeux, les limites éventuellement par rapport au sujet auxquels ils se rapportent. Le sujet est accompagné d’une consigne écrite pour guider le candidat dans ce que l’on attend de son travail par rapport au sujet mais pas de questions.
un exercice en géo pour 5 points et en une heure qui peut être soit une analyse de docs (carte,texte) ou de production graphique (soit un croquis, soit un schéma d’organisation spatiale d’un territoire). Pour le croquis les candidats ont un fond de carte.

Dans un deuxième temps, nous avons fait remonté les remarques suivantes, issues d’une rapide consultation sur la liste de diffusion et de réflexions menées lors de la JRD du 18/11 qui avait lieu au SNES national avec le groupe lycée.

En voici la teneur :

Tout d’abord, nous regrettons de n’avoir pu disposer de plus de deux jours pour travailler à partir des propositions qui nous ont été faites. Il est difficile, avec de tels délais, d’obtenir une réflexion collective très large de la profession. L’expertise des enseignants nous semble encore une fois, largement mise à mal !
Nous sommes favorables à une épreuve qui conserve une durée de 4h, la parité histoire et géographie et un équilibre entre exercice de synthèse écrite et exercice sur documents.

Concernant la partie 1  :

- Nous sommes favorables au maintien d’un exercice de composition, intellectuellement pertinent s’il exige une organisation des connaissances, une réflexion globale sur un sujet qui doit être maîtrisé, des connaissances d’ensemble sur une question. Elle permet d’apprendre aux élèves à structurer leur pensée, à les organiser de manière cohérente.

- Cependant, nous sommes inquiets des formes que peut prendre cet exercice, qui a déjà tendance, actuellement, à devenir bien souvent une simple restitution d’un cours, étant donné les sujets donnés et le peu de temps dont disposent les enseignants pour travailler la méthodologie, au regard d’un programme très lourd à traiter. Celui à venir va nous mettre en difficulté en maints endroits (les élèves sont très loin de maîtriser les notions et concepts qui sous-tendent les questions au programme), le survol qu’il implique, l’approche par « études de cas » n’étant a priori guère compatible avec l’exercice de la composition… à moins qu’elle ne se réduise justement à une simple « récitation ».

- C’est pourquoi nous demandons que soit ajouté au texte présentant la composition la partie suivante : « (sans viser les objectifs d’une dissertation exigée dans l’enseignement supérieur), l’exercice doit permettre de montrer une capacité de réflexion et de raisonnement propre à la discipline ».

Concernant la partie 2 :

- Nous pensons qu’il est dommage d’y inclure deux exercices. Cela risque d’amener à un travail superficiel, voire bâclé, sans grande rigueur ou réflexion. Il faut donc choisir une étude de documents, qui seraient au moins au nombre de deux pour permettre une mise en perspective, une comparaison. Nous prenons acte que le commentaire serait différent de ce qu’il est aujourd’hui.

- Nous maintenons qu’il serait plus intelligent, en géographie, de faire construire un croquis ou un schéma à partir de 2 ou 3 documents, en étant bien sûr raisonnables sur les objectifs. Tout comme la composition est loin des exigences d’un devoir du supérieur, on peut penser qu’un croquis de lycéen vise des capacités de localisation et de représentations cartographiées plus simples.

- Pour maintenir la parité histoire et géographie, et pour n’avoir qu’un nombre raisonnable d’épreuves à aborder en classe avec les élèves, il nous semble qu’il est préférable de se limiter à 2 épreuves. D’ailleurs, croquis ou la représentation sous forme de schéma peut être intégré à la composition en 1ère partie.

Enfin, nous attendons avec impatience les « sujets zéro » concernant ces épreuves, afin que les collègues puissent travailler avec leurs élèves, dès la seconde, dans l’optique d’un examen qu’une partie d’entre eux passera l’an prochain.

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