Actualité cinématographique - avant-premières, festivals...

Un film d’Ettore Scola (Italie)

"Qu’il est étrange de s’appeler Federico" Sortie en salles le 9 juillet 2014.

En ouverture du dossier de presse de " Qu’il est étrange de s’appeler Federico" on peut lire

"Quand un grand réalisateur italien raconte le plus mythique de tous les cinéastes".

Le grand réalisateur est Ettore Scola qui n’avait plus rien réalisé depuis dix ans et le plus mythique de tous les cinéastes est Federico Fellini.

Une grande amitié a lié les deux hommes tout au long de leurs vies, même si Ettore Scola était de onze ans le cadet de Fellini.

Ils ont fait l’un et l’autre leurs débuts au sein du journal "Marc’Aurelio", ont nourri beaucoup d’admiration l’un pour l’autre et ils ont eu en commun la même amitié pour Marcello Mastroiani.

"Qu’il est étrange de s’appeler Federico" est un film hommage à Federico Fellini, à son art, sa considérable filmographie et à se personnalité.

Ettore Scola y fait revivre leur rencontre dans les locaux du journal satirique, dans les années cinquante, leur amitiés communes et surtout le plaisir partagé de réaliser des films.

Ettore Scola privilégie ici une esthétique forte et atypique puisque "Qu’il est étrange de s’appeler Federico" est à la croisée du documentaire (documents d’archives, extraits de films, entretiens) et du film de reconstitution quasi-expérimental avec des séquences de fiction où ce sont les petits-fils d’Ettore Scola qui interprètent les rôles des deux cinéastes dans leur jeunesse, au moment de leur rencontre et de leur amitié naissante.

" J’avais envie de parler avec Federico, de convoquer des souvenirs, de retrouver des conversations, des documents, des dessins qu’il avait faits. On riait beaucoup avec Federico. De la vie, du monde et de lui-même."

C’est en ces termes amicaux et tendres qu’Ettore Scola justifie son retour devant la caméra après une décennie de silence.

S’il est revenu c’est bien sûr, pour nous parler de son prestigieux ami mais aussi, sans doute, en arrière-plan, de cette période où le cinéma italien était à son apogée grâce à d’immenses réalisateurs.

L’œuvre de Scola et de Fellini diffère. Ils ont travaillé dans des domaines différents. Mais ils avaient en commun un immense amour du cinéma.

Se souvenir de Fellini et de Scola, n’est pas source de nostalgie mais au contraire, une immense bouffée de plaisir et d’espoir.

Francis Dubois

Autres articles de la rubrique Actualité cinématographique - avant-premières, festivals...

  • « Le déserteur »
    Quelque part dans le monde où la guerre fait rage. Philippe, un homme fasciné par le personnage et l’univers des films de Charlie Chaplin a fui Montréal pour un Ouest américain aussi sauvage... Lire la suite (22 août)
  • « Haut perchés »
    Une femme et quatre hommes qui se connaissent à peine se retrouvent dans un appartement au dernier étage d’un immeuble qui surplombe Paris. Ils ont en commun d’avoir tous été victimes d’un même... Lire la suite (20 août)
  • « Reza »
    Reza et Fati ont pris la décision de divorcer. La vie commune a fini par lasser Fati et Reza s’est résigné au choix de son épouse tout en caressant l’idée qu’elle reviendrait un jour ou l’autre sur une... Lire la suite (20 août)
  • « Roubaix, une lumière »
    A Roubaix, une nuit de noël. Pour le commissaire Daoud qui sillonne la ville où il a grandi, c’est la routine, voitures brûlées, altercations... Dans son service, vient d’arriver Louis Coterelle,... Lire la suite (19 août)
  • « Nuits magiques »
    Lorsqu’un producteur de films de renom est retrouvé mort au fond du Tibre, les premiers à être soupçonnés du meurtre sont les trois apprentis scénaristes qu’il avait rencontrés au cours d’un dîner et qui... Lire la suite (15 août)