Année 2017-2018

Quel lycée pour demain ? Stage du 17 avril 2018 au lycée Calmette (Nice)

Claire Guéville, secrétaire nationale du SNES-FSU en charge du secteur lycée, a su apporter des réponses à 60 collègues soucieux d’en savoir plus et prêts à construire des alternatives. Elle a donné des informations sur l’esprit de la réforme Blanquer, très éloignée de la démocratisation que défend le SNES-FSU, des précisions sur Parcoursup, sur les réformes du bac et du lycée qui seront mises en place en septembre 2019 pour les classes de seconde et de 1 ère.

Voir lien ci dessous :
https://www.snes.edu/Toujours-moins.html

Après le CSE du 12 avril dernier, il y a eu quelques modifications des grilles horaires, ce qui doit nous encourager à nous mobiliser davantage encore contre la réforme du lycée. Lutter contre la réforme du lycée, du bac et de l’entrée dans l’enseignement supérieur, c’est lutter contre un bac de plus en plus local et inégalitaire, contre une sélection à l’université, tri social qui ne dit pas son nom puisque des officines privées proposent d’ores et déjà leurs « services » pour écrire CV et lettres de motivation aux lycéens en ayant les moyens !

Lutter contre la réforme du lycée, c’est lutter contre une remise en question de nos expertises disciplinaires, lutter contre une conception de nos métiers tournée vers l’évaluation permanente ce qui signifie alourdissement de la charge de travail et désorganisation des établissements.

Lutter contre la réforme du lycée c’est affirmer que ce n’est pas en faisant moins (d’heures de cours et d’enseignement en groupe !) avec plus (d’élèves par classe !) que l’on permettra à tous les élèves de réussir leur scolarité au lycée, d’être autonomes dans leur travail et de se préparer à l’enseignement supérieur.

C’est un lycée qui privilégie les parcours d’initiés guidés par les attendus de Parcoursup. Le bac devient lui même de plus en plus complexe entre épreuves terminales, épreuves communes en 1ère et terminale et moyenne non pondérée du cycle. Outre la dégradation de nos conditions de travail et le renforcement des pressions managériales locales, le risque est grand, dans le continuum bac +3/bac -3 qui sous-tend ces réformes, que le bac ne soit plus réellement le premier grade universitaire.

Sur fond de budget restreint, d’attaque de nos statuts (notamment la définition hebdomadaire de nos services), mais aussi de suppression de milliers de postes.

Consultez le numéro 777 de l’US : https://www.snes.edu/IMG/pdf/l_us_77_pdf_bd.pdf et la page d’actualité du site national du SNES-FSU remise à jour très régulièrement : https://www.snes.edu/Lycee-bac-post-bac-s-informer-et-agir.html

Coline Rozerot

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