Année 2017-2018

Réforme de l’accès au supérieur et plan étudiants (Limoges)

Mettant en avant l’échec en premier cycle universitaire et les difficultés d’affectation dans le Supérieur lors de la rentrée 2017, les ministres Blanquer et Vidal organisent une réforme des affectations post-bac introduisant une sélection qui ne dit pas son nom. Or, les problèmes majeurs que rencontrent aujourd’hui les universités ne viennent pas d’APB mais d’un sous-investissement budgétaire majeur qui place les universités dans l’impossibilité d’accueillir et de faire réussir les étudiants dont le nombre est en forte croissance, du fait du baby boom des années 2000 (plus de 40 000 étudiants supplémentaires par an). Le gouvernement introduit ainsi une faille dans le principe du baccalauréat comme premier grade universitaire donnant accès à l’enseignement supérieur : outre la sélection qui existe déjà dans certaines filières, une autre se mettra en place à l’entrée des filières en tension, et pour les autres, l’inscription sera éventuellement subordonnée à l’acceptation par le candidat de dispositifs d’accompagnement - auto formation, cours de remédiation en ligne, particulièrement peu adaptés aux élèves en difficultés -. Pour finir, ce sont aux enseignants de Terminales que reviendrait la responsabilité de se prononcer sur chacun des voeux émis par les lycéens (10 voeux non hiérarchisés), un second prof principal devant être nommé à compter de décembre dans chacune des classes de Terminale. Au-delà de la charge de travail dévolue aux enseignants, c’est une forte responsabilité qui leur sera transférée alors qu’ils ne peuvent être au fait de tous les attendus des différentes formations de l’enseignement supérieur. Le SNES-FSU dénonce l’éviction des psychologues de l’EN de l’ensemble du processus. Par ailleurs, les enseignants seront mis en situation de faire un pré-tri contestable. Ce que le SNES-FSU demande c’est l’augmentation du nombre de places en CPGE, BTS et en IUT, ainsi que l’augmentation du budget de l’enseignement supérieur pour permettre l’accueil de tous, en prenant en compte la spécificité des parcours.

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