Année 2017-2018

Rentrée dans l’Ain : quantité impressionnante de postes non pourvus et surpopulation ordinaire ! (Lyon)

La plupart des disciplines sont touchées, mais le palmarès revient aux sciences physiques et à la technologie.

A Belley, par exemple, il manque, en sciences physiques, deux profs en collège et un en lycée. La responsable SNES du collège de Belley ne peut que déplorer : « Bichonnez-nous ! Prof de physique, espèce en voie de disparition !!! ». On constate un appel massif aux contractuels dont beaucoup n’ont jamais enseigné et n’ont aucune formation.

Pour les DHG, bonnes nouvelles ! :

Dans les collèges, d’après les prévisions, la moyenne des effectifs par classe baisse de 0,24 % ; à ce rythme dans 100, on retrouvera les effectifs par classe d’il y a 10 ans ! Plus de la moitié des collèges ont une moyenne d’effectifs par classe supérieure à 26. On trouve des classes de REP à 27-28 élèves, avec des ULIS « plus ou moins accompagnés ».

Dans les lycées, pas de baisse globale de DHG cette année pour la première fois depuis plus de 10 ans. C’est normal, on a déjà rongé leurs moyens jusqu’à l’os. Par exemple, seul du département, le lycée Painlevé d’Oyonnax, qui recrute tous ses élèves en REP et REP+, bénéficie d’une aide (comme l’administration nous le rappelle tous les ans en CTSD) : des 2des à 30 élèves. Or il a été décidé au dernier moment de les remettre à 35 !

Le retour de la bilangue et du latin : ils reviennent seulement dans les établissements où quelques heures restaient disponibles. Dans les autres, nombres de collègues espèrent qu’on leur donnera les moyens de le faire l’an prochain.

Les contrats aidés : une trentaine d’EVS ont déjà disparu de nos vies scolaires et à terme une centaine d’autres ne seront pas renouvelés. Nous sommes donc en train de perdre deux adultes par établissement dans le département ! Seule la quarantaine d’accompagnants d’élèves handicapés subsiste et sera remplacée progressivement par des AESH.

Les « devoirs faits » : déjà prêts à fonctionner dans tous les collèges, d’après la DASEN, sur le terrain la situation semble quelque peu différente. Dans certains établissements, les principaux en ont déjà parlé… voire ont essayé de banaliser des heures… quant à trouver les intervenants nécessaires, c’est une autre aventure. La plupart des collègues, écrasés d’heures supplémentaires, ne sont guère en état d’assumer ce dispositif. Mais à qui donc l’administration aura-t-elle recours pour faire fonctionner ce dispositif ? Reste la solution des bénévoles ou du Bon Coin…

Guillaume DUBOIS, Philippe MALLET

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