Communiqués

Revalorisation : le ministre méprise les personnels et le dialogue social

Le ministre a réuni ce matin les organisations syndicales pour leur présenter ses propositions sur la revalorisation des enseignants et des CPE.
C’est à une caricature du dialogue social que le SNES a assisté. Non seulement le ministre avait pris soin de rendre largement publiques dans les médias ces mesures avant de les présenter aux organisations syndicales, mais de plus, cette réunion n’avait aucunement comme objectif d’ouvrir une négociation. Elle consistait en une simple présentation des "décisions" prises par le ministre.
Le SNES dénonce cette conception du dialogue social qui consiste à ne réunir les organisations syndicales que pour leur présenter des décisions déjà arrêtées.

Les informations données ce matin confirment celles diffusées dans la presse hier et ne correspondent en rien à l’engagement du candidat puis du président Nicolas Sarkozy. La revalorisation ne porterait que sur les premières années de la carrière. En effet, au bout de 6 années de carrière, la rémunération de ces nouveaux recrutés sera exactement la même que celle qui existe aujourd’hui pour les enseignants.
Bilan pour ceux qui pourront en bénéficier : un gain de 25 euros par mois en moyenne sur l’ensemble de la carrière.

Le ministre ne propose aucune négociation globale sur la revalorisation du métier enseignant et ne prévoit d’envisager d’autres mesures que dans le cadre de la moitié des économies réalisées par le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite.
Le SNES exige que la revalorisation concerne non seulement les salaires mais aussi les conditions de travail et du métier des personnels d’enseignement, d’éducation et d’orientation qui se sont considérablement dégradées. Il exige d’autre part que cette revalorisation fasse l’objet d’un plan pluriannuel négocié et arrêté dès cette année.

Le SNES a rappelé, lors de la réunion, que ce plan doit concerner l’ensemble des personnels. C’est la revendication portée par nos professions dans toutes les luttes qui ont aujourd’hui imposé au gouvernement l’ouverture du dossier.

Les personnels du second degré, mobilisés depuis plusieurs mois contre les suppressions de postes, pour l’amélioration de leurs salaires et de leurs conditions de travail, ne comprendront pas que le ministre limite ainsi ces propositions et continueront avec le SNES à porter leurs revendications pour une autre politique éducative.

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