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Dix courts métrages mexicains

"Revolucion" Sortie en salle le 11 mai 2011

Un homme qui fait partie d’une fanfare municipale a beaucoup de mal, entre les travaux ménagers, les biberons de son bébé, à trouver du temps pour répéter efficacement. Il faudra attendre la défection d’une visite officielle pour qu’il puisse enfin le faire.

Un mexicain émigré aux Etats-Unis, demande au moment de mourir à être enterré sur sa terre natale. Sa femme et sa fille, et à l’arrière de la voiture son corps momifié, vont entreprendre le long voyage.
Lucio, venu passer le week-end avec ses cousins chez leur grand mère, amènera un garçon de son âge, docile et timoré, à réfléchir sur le véritable sens des symboles religieux et des combats politiques.
Deux enfants dont les parents ont été sans doute massacrés, libèrent un prêtre pendu par les pieds à la branche d’un arbre. Vont-il trouver un meilleur avenir en s’acheminant vers la grande ville.
Un groupe de mexicains et quelques touristes à la recherche de sensations se rendent ensemble à une fête à la campagne. Des scènes de rituel ou de simple défoulement s’en suivent.
Les employés d’un grand magasin ne reçoivent comme salaire que des bons d’achat limité à la seule grande surface où ils travaillent. Comment fera une jeune femme pour payer le dentiste qui doit lui fabriquer une prothèse.
Dix courts métrages, qui sont autant de voix de cinéma, s’unissent ici pour célébrer les cent ans de la Révolution mexicaine. Chacun des récits, par la singularité du traitement, son choix d’aborder le sujet dans le vif ou à la périphérie, conduit sa narration avec maîtrise, efficacité et une cruauté d’autant plus forte qu’elle est le plus souvent souterraine.
Ce ne sont pas des histoires qui nous sont racontées mais des moments de vie qui nous sont proposés ayant tous trait à la révolution, à ses retombées, à l’engagement ou à l’indifférence des protagonistes.
Et c’est sans doute l’éclectisme des sujets, l’alternance du noir et blanc et de la couleur, les différents formats qui font de cette suite de courts métrages un film passionnant qui laisse une forte impression de détresse.
On retrouve au générique, parmi les réalisateurs, les noms de Gael Garcia Bernal (Amours chiennes), Amat Escalante dont on a pu voir en 2005 et 2008 "Sangre" et "Los bastardos", tous deux présents dans la section "Un certain regard" à Cannes, Carlos Regadas qui réalisa "Japon" ou Rodrigo Garcia, le digne fils de Gabriel Garcia Marquez…
Francis Dubois

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