Année 2017-2018

Rhône et métropole lyonnaise : Une nouvelle rentrée sous tension (Lyon)

Une tension sur les effectifs
En plus des maintenant traditionnelles classes sans profs, la rentrée a été l’occasion de constater concrètement ce que nous laissait présager les prévisions de l’an dernier : des effectifs par classe importants, encore aggravés pendant l’été, notamment pour les lycées avec les redoublants de terminale. Ainsi, les collèges ayant des classes atteignant les 30 élèves hors éducation prioritaire et 26 en REP ou REP+ deviennent la norme et les classes de lycée dépassant les 35 élèves se multiplient. A cela s’ajoutent les expériences d’une administration « apprentie sorcière » comme au lycée Branly où une classe « à la carte » a été ouverte pour les redoublants de terminale sans moyens ou presque…

De nouvelles mesures aggravant une rentrée qui s’annonçait déjà compliquée
En effet, le gouvernement, pendant l’été, a décidé de supprimer la majeure partie des contrats aidés. Mais quid de la « sanctuarisation » annoncée de l’Education Nationale ? Dans les faits, tous les postes de Contrats Uniques d’Insertion (CUI) sont supprimés à l’exception des personnels remplissant des missions d’accompagnement des élèves handicapés. Cette décision passe très mal à plusieurs titres : ce sont des personnels précaires qui se retrouvent ainsi du jour au lendemain sans emploi mais, en plus, cette décision fragilise un peu plus les services administratifs ou les vies scolaires de nos établissements. Ainsi, au collège Longchambon qui s’était mobilisé l’an dernier suite à des agressions de personnels et à qui il avait été accordé des services civiques, ces fameux services civiques ne sont toujours pas recrutés faute de candidats mais plusieurs CUI qui travaillaient à la vie scolaire ainsi qu’à l’ULIS sont supprimés… Le SNES et le SNUIPP, avec la FSU, ont initié une intersyndicale sur cette question et une demande d’audience est partie à destination du préfet et seront, comme à chaque fois, aux côtés des personnels et des usagers pour combattre une politique qui va, sous couvert de mesures d’économies, s’attaquer au Service Public et précariser un peu plus des personnes qui, par le biais de ces CUI, revenaient à l’emploi.

Privatisation des cantines en catimini à la Métropole
Pour terminer, la Métropole lyonnaise a décidé pendant l’été, contre l’avis de ces établissements, de privatiser les cantines de 10 collèges à la rentrée 2018. 5 d’entre eux seront en production sur place par une entreprise encore à déterminer (Brossolette à Oullins, Duffy et Dargent à Lyon 3, Jouvet à Villeurbanne, et Jean de Tournes à Fontaine/Saône) et les 5 autres seront en liaison froide -cuisine externalisée- (Bastié et Brassens à Décines, Pagnol à Pierre-Bénite ainsi que les deux nouveaux collèges à Villeurbanne et Lyon 8). Le SNES et la FSU continueront de se battre aux côtés des personnels et des usagers de ces établissements contre ces privatisations.

François JANDAUD

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