Changement de discipline des enseignants de STI : une provocation

STI : Le SNES avait alerté le CHSCT ministériel

Les représentants du Snes au CHSCT du MEN ont plusieurs fois interpellé
l’administration en CHSCT ministériel.

Le 10 0ctobre dernier, le CHSCT a voté à l’unanimité ds représentants du personnel
l’avis suivant :
« Le CHSCT du 10 Octobre dénonce les manquements de l’employeur vis-à-vis des
enseignants de STI.
Il demande que des groupes de travail issus des CHSCT et en premier lieu du CHSCT
ministériel soient rapidement mis en place afin d’étudier les effets de la réforme sur la
santé des agents et d’obtenir les mesures indispensables et urgentes pour y remédier.
Le prochain CHSCT du MEN doit être saisi des bilans de ces groupes de travail. »

Conformément à l’article 77 du décret du 28 Mai 82 modifié, l’administration devait
répondre dans un délai de 2 mois, ce qu’elle a fait. Le ministère lance alors une
enquête auprès des académies, enquête comportant un volet santé sécurité au travail,
dont le bilan devant être examiné en groupe de travail. Mais rien n’est proposé
concrètement en terme de mesures. Lors du groupe de travail, devant le peu de clarté
des remontées des académies, avec des questionnaires inégalement remplis, le Snes
propose d’une part un focus sur 2 académies -importantes en nombre de personnels
concernés-(Lille et Bordeaux), proposition acceptée ; et surtout une enquête
individuelle adressée à chaque enseignant de STI : celle-ci nous paraissait
indispensable car c’est bien la parole des professionnels sur leur travail qui est
essentielle pour prévenir les risques,notamment psychosociaux.
Nous avons alerté le ministère sur les effets qu’allait provoquer une telle attaque
sur le métier, une perte d’identité professionnelle aussi considérable.
L’enquête
individuelle nous a été refusée, au prétexte qu’elle était difficile à réaliser ! En réalité,
il n’y avait pas la volonté de reconsidérer des décisions qui avaient été prises.
L’accompagnement des personnels -notamment en terme de mutations- devait suffire.
Nous sommes revenus à la charge en fin d’année scolaire pour demander le focus sur
les académies prévues, mais celui -ci n’avait pas été fait !

IL y a clairement eu sous-estimation du risque professionnel !

Aujourd’hui les CHSCT (qui n’existaient pas dans la Fonction Publique au moment de
la réforme Châtel) doivent être consultés avant tout projet de réforme modifiant
substantiellement les conditions de travail des personnels : cette réforme rentre bien
dans ce cadre. Certes, elle a été décidée avant que ce texte soit en vigueur. Mais
combien faudra- t-il de collègues en souffrance, empêchés de faire leur métier,
combien de situations dramatiques, avant qu’on ne décide de remettre les choses à
plat ?

Les représentants du SNES/FSU au CHSCT ministériel exigent une réunion rapide
du CHSCT afin que soit proposé et mis en oeuvre rapidement un plan de
prévention. Dans toutes les académies,les CHSCT doivent se saisir (une nouvelle
fois pour nombre d’entre elles ) de cette question.

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