Actualité théâtrale

Saison 2011-2012 au Théâtre National de La Colline Partenaire Réduc’snes

Dans la grande salle, du 9 septembre au 8 octobre, Bernard Sobel revient à l’œuvre d’Olecha, avec L’homme inutile ou la conspiration des sentiments, une farce burlesque et fantastique où Caïn et Abel s’affrontent au pays des Soviets. L’un représente l’homme nouveau, adapté au moule communiste, l’autre est le chantre de l’individualisme.
Stéphane Braunschweig met en scène deux pièces du Norvégien Arne Lygre, Je disparais, du 4 novembre au 9 décembre, dont le thème est celui de la fragilité du Moi, miné par les souvenirs enfouis et désireux de se projeter dans d’autres vies et un texte en allemand surtitré, Tage unter, du 8 au 12 février. Dans cette histoire de séquestration, on s’interroge pour savoir s’il s’agit d’un thriller ou d’un jeu pervers.
Du 7 janvier au 4 février, Krystian Lupa présente La salle d’attente, inspirée d’un texte de Lars Noren.
Du 6 mars au 4 avril, Stanislas Nordey met en scène Se trouver, de Luigi Pirandello, le beau portrait d’une actrice qui n’arrive plus à se retrouver en tant que femme.
La saison se terminera du 4 mai au 7 juin avec une mise en scène de Dans la jungle des villes de B. Brecht, par Roger Von Tobel, qui s’est illustré en Allemagne par ses relectures audacieuses d’œuvres du répertoire à la lumière des questions posées à notre société.
Au Petit Théâtre, on pourra voir Les vagues de Virginia Woolf, dans une mise en scène de Marie-Christine Soma, du 14 septembre au 15 octobre.
Du 19 janvier au 18 février, avec Déjà là, Aurélia Guillet crée un spectacle à partir d’un texte d’Arnaud Michniak enrichi d’entretiens et d’improvisations, où les acteurs, tous nés dans les années 70, interrogent leur génération comme miroir de notre époque.
Du 21 mars au 19 avril, Thomas Quillardet propose Les autonautes de la cosmoroute, une création collective à partir du texte écrit par Julio Cortazar et sa compagne, relatant leur périple Paris-Marseille en VW Combi en 1982, sans jamais quitter l’autoroute et en ne s’arrêtant que deux fois par jour dans les 65 parkings de l’autoroute. Les acteurs de la Compagnie ont repris la même route et avec leur propre expérience, créent un spectacle original entre réalité et fiction.
Enfin du 16 mai au 15 juin, Claude Duparfait et Célie Pauthe, dont on avait beaucoup admiré la mise en scène du Long voyage du jour à la nuit d’Eugène O’Neill en 2010-2011, mettent en scène une adaptation du roman de Thomas Bernhard, Des arbres à abattre.
Micheline Rousselet

Théâtre National de La Colline
15 rue Malte-Brun, 75020 Paris
Réservations (partenariat Réduc’snes tarifs réduits aux syndiqués Snes mais sur réservation impérative) : 01 44 62 52 52
www.colline.fr

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