Droits, congés, santé

Santé

SÉCURITÉ SOCIALE
Dès votre affectation en qualité de stagiaire ou de titulaire, vous relevez pour la Sécurité sociale, du régime des fonctionnaires auquel vous êtes affilié(e) obligatoirement.
La MGEN est, dès l’origine, la mutuelle professionnelle des personnels de l’Éducation nationale. Depuis 1947, elle gère « par délégation » leur régime obligatoire d’assurance maladie. Vous dépendez de la section MGEN du département où vous exercez pour tout ce qui touche à la maladie, à la maternité, à l’hospitalisation...

N.B. Les périodes de congé avec traitement accordées à un fonctionnaire stagiaire entrent en compte, lors de la titularisation, dans le calcul des services retenus pour l’avancement.
Quand, du fait des congés successifs de toute nature, autres que le congé annuel, le stage a été interrompu pendant au moins trois ans, l’intéressé doit, à l’issue du dernier congé, recommencer la totalité du stage.
Si l’interruption a duré moins de trois ans, l’intéressé ne peut être titularisé avant d’avoir accompli la période complémentaire de stage qui est nécessaire pour atteindre la durée normale du stage.

Cependant les démarches d’inscription auprès de la caisse de « Sécu » vous incombent et sont mises en place de manière différente dans les académies. Il vous faudra donc contacter la MGEN de votre département pour votre inscription. C’est votre section MGEN qui gérera la mise à jour de votre nouvelle carte Vitale.

MUTUELLE
La « Sécu » ne remboursant pas les frais de santé à 100 %, il est nécessaire d’adhérer à une assurance complémentaire pour être mieux protégé(e). Outre les remboursements complémentaires (médicaments, consultations), certaines complémentaires, dont la MGEN, proposent une couverture prévoyance comprenant des allocations journalières complémentaires en cas de passage à mi-traitement lors d’un congé maladie.
La MGEN a été à nouveau référencée par le ministère de l’Éducation nationale en 2017 au titre de la couverture complémentaire santé et prévoyance.
Attention : Certains stagiaires couverts par la complémentaire santé obligatoire de leur conjoint peuvent souscrire en parallèle un contrat en prévoyance uniquement. C’est à cette condition qu’ils peuvent aussi bénéficier des allocations journalières en cas de congé longue maladie. Voir avec la section départementale MGEN correspondante pour la mise en œuvre de ces allocations journalières en cas de besoin.
Les agents sont libres du choix de leur complémentaire, qui n’est pas obligatoire, qu’elle soit référencée ou non. Si vous choisissez la MGEN, votre cotisation d’assurance complémentaire est directement prélevée par l’employeur qui la reverse à la mutuelle.

CONGÉ ORDINAIRE DE MALADIE
Vous avez droit à trois mois à plein traitement et neuf mois à demi-traitement pendant une période de douze mois consécutifs appréciée au jour le jour sur une période de référence mobile (exemple : pour un congé démarrant le 12 octobre 2018, l’administration regarde la période allant du 13 octobre 2018 au 12 octobre 2018 inclus pour calculer le nombre de jours de congé maladie dont vous avez déjà bénéficié. Vous percevrez ainsi l’intégralité de votre salaire tant que, pendant la période de référence d’un an précédant le nouveau congé, vous n’avez pas bénéficié de trois mois de congé maladie).
Le volet 3 de l’arrêt de travail doit être transmis dans les 48 heures à votre supérieur hiérarchique. En cas de non-respect sans raisons valables de cette obligation pour la deuxième fois en deux ans, la rémunération est réduite de moitié entre la date de prescription de l’arrêt et celle de l’envoi effectif.
Depuis le 1er janvier 2018, le principe d’un jour de carence a été rétabli. Lors d’un arrêt maladie, le premier jour de l’arrêt de travail n’est pas payé. Certains cas d’exemption sont prévus (arrêt maladie lié à une ALD, à un accident de service…).
Pour plus d’informations sur le jour de carence, consultez le supplément salaires ou sur le site du SNES-FSU.
Ce délai de carence n’est pas appliqué lorsque l’arrêt de travail est :
• la prolongation d’un arrêt initial pour la même pathologie et lorsque cet arrêt de prolongation débute au plus tard 48 heures après la fin de l’arrêt initial ;
• consécutif à un accident de trajet ou de service ;
• lié à des blessures ou une maladie contractées ou aggravées en accomplissant un acte de dévouement dans un intérêt public ou en exposant ses jours pour sauver la vie d’une ou plusieurs personnes ;
• pris au titre d’une affection de longue durée (le délai de carence ne s’applique dans ce cas qu’une fois au cours d’une même période de trois ans),
Par ailleurs, le délai de carence ne s’applique ni au congé de maternité ni aux deux congés supplémentaires liés à un état pathologique résultant de la grossesse ou des suites de couches. Pour ces congés supplémentaires le médecin prescripteur doit avoir coché la case prévue à cet effet dans les volets nos 2 et 3 du certificat d’arrêt de travail.

CONGÉ DE LONGUE MALADIE
La durée maximale est de trois ans : un an à plein traitement, deux ans à demi-traitement sur avis du comité médical en cas de maladie grave ­devenue invalidante.

CONGÉ DE LONGUE DURÉE

La durée maximale est de cinq ans : trois ans à plein traitement, deux ans à demi-traitement sur avis du comité médical pour cinq types de maladie : tuberculose, poliomyélite, sida, cancer, maladies mentales.

TEMPS PARTIEL THÉRAPEUTIQUE (TPT)
• Vous pouvez demander à l’issue d’un congé de maladie, un congé de longue maladie ou un congé de longue durée à accomplir un service à temps partiel pour raison thérapeutique.
Le TPT est accordé pour une période de trois mois renouvelable dans la limite d’un an pour une même affection sur l’ensemble de la carrière. Pendant cette période, bien que travaillant à temps partiel pour raison thérapeutique, vous percevez l’intégralité de votre traitement pendant toute la durée du TPT.
• Vous devez demander l’autorisation de travailler à temps partiel pour raison thérapeutique, ce courrier est accompagné d’un certificat médical favorable établi par votre médecin traitant. Elle est accordée après avis concordant du médecin agréé par l’administration. Lorsque les avis du médecin traitant et du médecin agréé ne sont pas concordants, le comité médical compétent (ou la commission de réforme compétente en cas d’accident de service) est saisi. Ce temps partiel thérapeutique ne peut, en aucun cas, être inférieur au mi-temps.
La nouveauté consiste en la disparition de la condition de durée 6 mois pour le congé de maladie ordinaire précédent le début du TPT et en l’absence du passage en comité médical en cas d’accord entre le médecin traitant et le médecin agréé.
Textes de référence
• Loi 84-16 article 34 bis, modifié par l’ordonnance n° 2017-53 du 19 janvier 2017 – art. 8.

ACCIDENT DE SERVICE ET DE TRAJET
Il s’agit :
• soit d’un accident survenu, quelle qu’en soit la cause, dans le temps et le lieu du service, dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice par le fonctionnaire de ses fonctions ou d’une activité qui en constitue le prolongement normal (sortie éducative, voyage scolaire, visite de stage, correction d’examen, jury de délibération de bac, etc., et avec ordre de mission). Il faut demander la reconnaissance en accident de service même lorsqu’il n’y a pas d’arrêt de travail ;
• soit d’un accident de trajet qui se produit sur le parcours habituel entre le lieu où s’accomplit votre service et votre résidence ou son lieu de restauration et pendant la durée normale pour l’effectuer.
Il doit être déclaré sur un formulaire spécifique, qui peut être remis par le chef d’établissement mais qui doit aussi être téléchargeable sur le site de l’académie et sur le site de la Fonction publique.
L’administration n’a pas le droit de vous refuser la liasse ou sa transmission au service des accidents de travail.
Les frais médicaux sont intégralement pris en charge (sauf en cas de dépassement d’honoraires). En cas de séquelles reconnues avec un taux d’invalidité permanente supérieur à 10 %, une allocation peut vous être versée.

EXPIRATION DU CONGÉ POUR RAISON DE SANTÉ
Le fonctionnaire stagiaire qui est inapte à reprendre ses fonctions à l’expiration d’un congé pour raison de santé est placé en congé sans traitement pour une période maximale d’un an renouvelable deux fois.
À l’expiration des droits à congé avec traitement ou d’une période de congé sans traitement accordés pour raison de santé, le fonctionnaire peut être reconnu par la commission de réforme dans l’impossibilité définitive et absolue de reprendre ses fonctions.

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