Année 2017-2018

Situation délicate au lycée Brassens (42) (Lyon)

Pour la DHG de la SEP, la filière Melec passe de 24 élèves (une section) à 15 élèves (une demi-section). Conséquence : une suppression de poste cette année en génie électrique. Comme il n’y aura que 2 demi-sections sur 2 filières, si on se projette sur les trois ans cela fait 2,25 postes en moins pour l’enseignement professionnel. Et une forte dégradation pour l’enseignement général, car des suppressions de postes et des temps partagés avec d’autres établissements ; ainsi que des conditions de travail qui se dégradent du fait de l’augmentation du nombre d’élèves par classe (30 élèves), puisqu’en enseignement général on regroupe les 2 demi-section, conséquence de la réforme du lycée professionnelle qui à fait passer les classes de 24 à 30 élèves. La section est globalement remplie chaque année et elle semble permettre une bonne insertion sur le marché du travail.

Nous aurons donc une SEP très fragilisée au minimum et une très forte incertitude sur l’avenir de la SEP, l’hypothèse d’une suppression de la SEP n’étant pas exclue. Or le rapport Mathiot montre la dynamique très positive des lycées polyvalents (mixité sociale les élèves de la SEP qui sont tirés vers le haut, moins de stigmatisation, des passerelles favorisées).

L’avenir de la SEP est pensée à l’échelle d’un bassin de formation large qui va de la vallée du Gier jusqu’à Saint-Etienne. On peut craindre que la formation étant déjà présente sur ce grand bassin de formation dans d’autres établissements, une rationalisation des moyens soit réalisée. Cela fait 9 places de moins, or les élèves de notre secteur (au sens de carte scolaire) sont peu mobiles, on peut rappeler que ce sont des élèves « fragiles ». De plus, cela était le moyen de réorienter quelques élèves de seconde en grande difficulté dans une des filières de la SEP.

Le CA a rejetée à la majorité la DHG de la SEP par 2 fois.

Pour la DHG du lycée, nous observons que depuis 6 ans les règles de calcul du rectorat se durcissent progressivement. On a 82h en moins à structure pédagogique équivalente entre la rentrée réelle de 2017 et nous n’avons que 7 élèves en moins selon les prévisions. Cela rend de plus en plus difficile la construction d’une répartition de la DHG. Par exemple, en filière générale en terminale, nous aurons 5 classes à 32 élèves avec un regroupement pédagogique compliqué d’une L-ES (sans compter de probables redoublants). De plus, un poste en anglais n’est plus à plein temps au lycée mais avec un complément de service de 9h dans un autre établissement. De même en maths, le proviseur proposait la suppression d’un poste, après plusieurs échanges nous avons finalement obtenu que le poste demeurait implanter au lycée avec un complément de service de 9h, ce qui est plus acceptable pour le collègue concerné.

On observe donc une dégradation des conditions de travail, car avec une DHG de plus en plus contrainte, la direction a de plus en plus de difficulté à maintenir des postes complets sur le lycée, donc cela se traduit pas des compléments de service.

Jean-Michel Colomb
S1 au lycée Georges Brassens à Rive-de-Gier

Autres articles de la rubrique Année 2017-2018