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Un film de Erez Tadmor et Sharon Maymon (Israël)

"Sumo" Sortie en salles le 20 janvier

Herzel, trente cinq ans, est obèse. Il vit chez sa mère. Il se contente de son existence terne jusqu’au jour où son tour de taille ne lui permettant plus de fermer le boutonnage de sa veste, il doit abandonner le service en salle dans le restaurant où il travaille pour la cuisine où son embonpoint n’indisposera plus la clientèle.
Gidi est un homosexuel complexé par son embonpoint et Aharon attribue à son surpoids le fait que sa femme le trompe.
Avec quelques autres, ils suivent avec plus ou moins de bonheur, des cours d’amincissement dirigés par une femme autoritaire qui base sa pédagogie sur le rudoiement, voire l’humiliation…
Lorsque Herzel est embauché comme plongeur dans un restaurant japonais, il découvre que personne ne se moque plus de son aspect physique. Il assiste avec les autres employés à des combats de Sumo et se met à s’intéresser à ce sport pratiqué par des hommes pour qui le sur poids n’est plus un handicap mais une nécessité et un avantage..
Le propriétaire du restaurant, Kitano, autrefois champion de sumo, finit par accepter de donner à Hetzel, des rudiments de ce sport de combat et c’est pour lui une révélation. Il convainc trois autres de ses copains d’infortune et décide d’aménager dans d’anciens entrepôts désaffectés une aire d’entraînement.
C’est alors que se noue entre lui et Zehava qui faisait aussi partie du groupe de régime, une relation amoureuse qu’il n’aurait jamais pu espérer…
Le film de Erez Tadmor et Sharon Maymon n’est pas sans défauts et les réserves qu’on pourrait faire à son encontre portent sur un excès de générosité des protagonistes du récit, sur un scénario parfois opportuniste. En découvrant que sa femme le trompe avec un homme de forte corpulence, Aharon découvre que son infidélité n’était pas liée à sa difformité mais à son comportement macho et Gidi se rend compte qu’il y a des hommes pour trouver sexy et attirant son surpoids.
Il faut donc, pour apprécier "Sumo" accepter les conventions du conte, d’un récit qui ne se prive pas d’une certaine dose d’angélisme et de personnages capables d’émouvoir par l’innocence et les maladresses dans lesquelles les ont cantonnés leur marginalité et d’amuser pour les mêmes raisons.
"Sumo"est par ailleurs une comédie convaincante. Elle est d’autant plus réussie qu’elle repose sur un sujet risqué, douloureux sans jamais actionner les grosses ficelles ni forcer les personnages
Francis Dubois

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