Actualité théâtrale

SAISON 2012-2013

THEATRE du ROND-POINT Partenaire Réduc’snes

Avec plus de trente spectacles répartis sur les trois salles que compte le lieu, voilà un théâtre qui, loin de souffrir de la morosité de la crise, resplendit et s’embrase un peu plus, à chaque nouvelle saison.

Autant d’auteurs contemporains qui serviront la programmation 2012-13.

Tous ensemble, ils donneront une ronde de cohérence et de diversité et chacun séparément s’appliquera à donner le meilleur de son talent.

Pour cette saison 6 du "Rire de résistance", le sous-titre laissera envisager le plus vaste des programmes puisque l’on a annoncé "Le verbe vivre".

- Du 5 septembre au 3 octobre salle Topor : "André ", un spectacle de Marie Rémond co écrit avec Sébastien Pouderoux et Clément Bresson.

Il raconte comment Agassi, le tennisman qu’on sait, a été programmé depuis qu’il était enfant, pour être un champion.

- Du 6 septembre au 6 octobre, salle Renaud-Barrault : "L’atelier volant" texte et mise en scène de Valère Novarina.

Si elle fourche parfois, hésite, dérape, c’est que la langue cherche son chemin.Valère Novarina met pour la première fois en scène sa toute première pièce écrite en 1971.

- Du 7 septembre au 6 octobre, salle Tardieu : "22h13", un spectacle de Perrick Sorin.

Pierrick Sorin n’a jamais mis les pieds sur un plateau de théâtre. Le voilà qui s’invente un double que joue un formidable comédien. C’est beau parce que c’est drôle, drôle parce que c’est ludique.

- Du 11 septembre au 10 novembre, salle Renaud-Barrault : "Fellag, petits chocs de civilisations ", mise en scène de Marianne Epin.

Savait-on avant que Fellag nous l’affirme, que le plat préféré des français n’est ni le steak-frites, ni le Miroton, mais le couscous ?

- Du 10 octobre au 10 novembre, salle Tardieu : "Modèles", écriture collective. Mise en scène de Pauline Bureau.

Elles étaient fillettes dans les années 80. Devenues femmes, les comédiennes, les musiciennes, les citoyennes de ’Modèles" s’interrogent sur la féminité et sur ce qu’est que d’être une femme en 2012.

- Du 17 octobre au 10 novembre salle Tardieu : "Mon dernier cheveu noir" de Jean-Louis Fournier, mise en scène d’Anne Bourgeois.

Un beau jour, tout se déglingue. On perd ses cheveux, la vue baisse, on a sa carte senior et on vous offre sa place dans le bus. Et si l’on tordait le cou à la vieillesse dès qu’elle s’annonce !

- Du 12 octobre au 10 novembre, salle Renaud-Barrault : "Festen…la suite" de Thomas Vintenberg et Mogens Rukov, mise en scène Daniel Benoin.

La mise en scène investit les rangées de spectateurs. Ceci est une suite au film de Lars Von Trier où il reprend les mêmes figures qu’il plonge dans une nouvelle réunion de famille.

- Du 14 au 18 novembre, salle Renaud-Barrault : "Artaud se souvient d’Hitler et du Ramanische café" de Tom Peuckert, mise en scène Paul Plamper (spectacle en allemand surtitré)

En 1943, depuis l’asile de Rodez où il est interné, Artaud écrit à Hitler qu’il prétend avoir rencontré au Romanische Café, dix ans plus tôt…Spectacle Festival d’automne à Paris

- Du 20 novembre au 1er décembre, salle Renaud-Barrault : "May B" chorégraphie de Maguy Marin.

Clodos célestes ou fées douteuses, dix danseurs blafards se produisent et expriment la drôlerie de l’impossibilité d’être ensemble.Spectacle Festival d’automne à Paris

- Du 22 au 25 novembre, salle Renaud-Barrault : "Théâtre des opérations" conception et chorégraphie de Pierre Rigal.

A ce spectacle s’ajoutent trois autres spectacles de Pierre Rigal : "Micro" du 13 au 17 novembre puis le 27 novembre et le 3 décembre, "Press" du 15 au 18 novembre et "Arrêts de jeu" du 20 au 24 novembre.

Neuf créatures à poils longs, aux yeux rouges apparaissent dans une sorte de rêverie lunaire.

Des robots, des monstres élégants ou des animaux, ils appartiennent peut-être à un conte "atmosphérique".

- Du 27 novembre au 30 décembre, salle Topor : "J’ai passé ma vie à chercher l’ouvre-boîtes" de Maurice-Domingue Barthélemy, mise en scène Claude Aufaure, avec J-Q Chatelain.

C’est le temps des thermolactyl, des leçons de Dolto et des blagues de Toto. Une famille pleine de gosses qui courent dans tous les sens. L’un se douche pendant que l’autre décide de faire la vaisselle. Y aura-t-il assez d’eau chaude pour tous ?

- Du 4 décembre au 6 janvier, salle Tardieu : "La marquise de Cadouin" de Gaétan Peau, co-écriture et mise en scène de Quentin Defalt.

En juillet 1793, les privilèges tombent et les têtes avec. Une vieille dame très riche s’enferme. Elle compte bien échapper à la chute, sauver sa peau et ses bijoux.

- Du 4 décembre au 12 janvier, salle Renaud-Barrault : "Gaspard Proust" (reprise)

Il ne cherche pas à séduire et pourtant gare à son physique de jeune premier, à son sourire irrésistible, à son air nonchalant…

- Du 7 décembre au 6 janvier, salle Tardieu : "Pierre Richard III" de et avec Pierre Richard, mise en scène Christophe Duthuron.

Pierre Richard livre sur la scène sa vie d’artiste et ses regrets d’homme. Il est toujours, longtemps après, un perpétuel maladroit, un faux distrait, un tendre pitre.

- Du 12 décembre au 12 janvier, salle Renaud-Barrault : "Plan B" conception Aurélien Bory, mise en scène Phil Soltanoff.

Quatre hommes élégants, golden boys ou cadres dynamiques, défient la pesanteur. Ils volent, ils planent, lents et longs oiseaux humains. Ils jonglent et les balles qu’ils lancent en l’air produisent une musique envoûtante.

- Du 8 janvier au 9 février, salle Topor : "Sortir de sa mère" un cabaret de et par Pierre Notte.

Un cabaret loufoque et déjanté où des jumeaux vont tenter de recoller les morceaux d’une famille en miettes.

- Du 8 janvier au 9 février, salle Topor : "La chair des tristes culs" de et par Pierre Notte.

Alors que sur la plage se prélasse une belle blonde plantureuse, apparaît une petite brune chétive qui fait visiter le lieu qu’on croyait être une plage à un jeune homme. L’endroit devient un appartement triste où le garçon s’installe.

- Du 9 janvier au 3 février, salle Tardieu : "Nouvelle comédie fluviale" de et par Ged Marlon avec Jean-Claude Leguay.

Deux hommes sont embarqués sur une barque à la dérive. L’un est Davy comme Crockett avec une toque de castor. L’autre est Bull, un indien ordinaire coiffé de plumes…

- Du 15 janvier au 3 février, Salle Tardieu : "Arthur H, L’or noir-lecture musicale"

Adolescent, il fugue aux Antilles. Son père Jacques Higelin et Coluche visitent l’archipel des Caraïbes. Arthur les rejoint et se dessine un parcours initiatique loin de la France et de…l’école.

- Du 23 janvier au 23 mars, salle Renaud-Barrault : "Théâtre sans animaux" texte et mise en scène Jean-Michel Ribes.

Le spectacle crée en 2001 regroupe huit contes traversés par la cocasserie et l’absurde, hors de toute réalité. Les situations dérapent et la parole se réinvente à chaque fois.

- Du 6 février au 3 mars, salle Renaud-Barrault : "Tout est normal mon cœur scintille" de et avec Jacques Gamblin.

Un one-man-show chorégraphié comme un songe. Les larmes précèdent l’éclat de rire. Un spectacle habité de poésie.

- Du 7 février au 9 mars, salle Tardieu : "La femme gauchère" d’après le roman de Peter Handke, adaptation et mise en scène de Christophe Perton.

Marianne a mis de côté ses activités de traductrice pour élever son enfant. La vie s’écoule sans heurts. Pourtant un beau matin elle dit à son mari, va-t’en, laisse-moi seule…Dorénavant, la femme gauchère quitte toutes formes de dépendance aux autres.

- Du 12 février au 9 mars, salle Tardieu : " Souterrainblues" de Peter Handke, adaptation et mise en scène, Christophe Perton.

Dans un métro qui traverserait le monde et l’histoire, un homme s’interroge. Il s’adresse à chacun et insulte jusqu’à ce que le principe de l’invective se retourne contre lui.

- Du 13 février au 9 mars, salle Topor : "Mon ami, Louis" de et par Gilles-Gaston-Dreyfus.

Louis a, comme tout un chacun, ses doutes, ses aspirations contrariées, ses envies et ses désirs en tout genre. Il raconte qu’il a déclaré sa flamme à la belle Sandra. Il en fait une histoire idyllique. Mais les choses ont pu se passer très différemment.

- Du 20 mars au 28 avril, salle Tardieu  : "Cri et Ga cherchent la paix" de Philippe Minyana, mise en scène Frédéric Maragnani.

Sont-ils frères ou amis de voyage ? En tout cas, ils ont pris la route et pour l’instant, ils cherchent un endroit où se poser, leur havre de paix…

- Du 21 mars au 28 avril, salle Topor : "Sainte dans l’incendie" texte et mise en scène de Laurent Fréchuret avec Laurence Vielle.

Alors que Jeanne s’en va, la mère crie : " tout est foutu, elle veut refaire l’Histoire de France. "

Jeanne d’’Arc incarne la volonté, l’esprit de chevalerie, la loyauté. Elle irradie, s’habille en homme. A dix-huit ans, elle couronne le roi de France.

- Du 26 mars au 28 avril, salle Tardieu : "J’avais un beau ballon rouge" de Angela Dematté, adaptation et mise en scène, Michel Didym.

Automne 65. Dans le salon de la maison, le père fait ses comptes et la fille travaille à ses études. Elle voudrait refaire le monde. Lui, voudrait surtout la protéger. Elle a un sens aigu de la justice et les voilà qui s’affrontent sur le terrain politique.

- Du 29 mars au 11 mai, salle Renaud-Barrault : "La Maison d’os" de Roland Dubillard, mise en scène Anne-Laure Liégeois.

Dix ans après le festival qui lui avait été consacré, Jean-Michel Ribes et son équipe mettent au programme cette œuvre majeure de Roland Dubillard.

- Du 16 mai au 15 juin, Salle Renaud-Barrault : "Le cirque invisible" (reprise) Spectacle de Vittoria Chaplin et Jean-Baptiste Thierrée.

On ne présente plus ces deux artistes hors pairs qui ont une conception très personnelle, inventive et poétique du cirque. Pour ceux qui ne les auraient pas encore découverts et pour ceux qui ne s’en lassent pas !

- Du 17 mai au 15 juin, salle Renaud-Barrault : "L’art du rire" de et avec Jos Houben.

Magnifique solo qui met à nu les mécaniques du rire. C’est aussi une très belle leçon de théâtre.


- Du 23 mai au 30 juin, salle Tardieu : "Ugzu" de et avec Jean-Claude Leguay, Christine Murillo, Grégoire Oestermann.

Les créateurs de ’Balnéité, dictionnaire des tracas" reviennent au Rond-Point avec leurs inventions ludiques et nomment, ce qui n’a pas de nom. Ainsi, ce Ugzu qui signifie : Urne dont on ne sait pas quoi faire, une fois les cendres dispersées. On se souvient de Xu qui, lui voulait dire : objet qu’on vient de retrouver et qu’on perd aussitôt !

- Du 30 mai au 30 juin, salle Topor : "Kalashnikov" de Stéphane Guérin, mise en scène de Pierre Notte.

Un appartement ordinaire, une cuisine, un salon, une télé et partout présentes, des références aux séries des années quatre-vingt, aux chanteurs connus, aux airs de pubs. Stéphane Guérin est scénariste, auteur de chansons, poète. Il a écrit pour Claire Nadeau, Micheline Presle, Sylvie Joly…

- Du 19 juin au 6 juillet, Salle Renaud-Barrault : "Kiss § cry" de Michèle Anne de Mey et Jaco Van Dormael

Une femme seule sur un banc se souvient. Elle pense aux absents, aux disparus, aux oubliés. Elle se souvient que son premier amour n’a duré que quelques secondes. Lui, elle ne l’a jamais revu, comme tant d’autres.

Et toujours, les mardis midi réservés aux lectures de pièces inédites, les débats du Monde, les rencontres Télérama, l’Université Populaire de Caen…à Paris etc, etc…

En partenariat avec les académies de Paris, Versailles, Créteil, le Théâtre du Rond-Point accueille et accompagne, au travers d’actions pédagogiques, la venue de groupes d’élèves.

Théâtre du Rond-Point 2 bis avenue Franklin Roosevelt 75 008 Paris

Réservations (partenariat Réduc’snes tarifs réduits aux syndiqués Snes mais sur réservation impérative) : 01 44 95 98 21

www.theatredurondpoint.fr

Francis Dubois

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