Actualité théâtrale

En tournée

The great disaster Compagnie ASKELL

La compagnie ASKELL part en tournée en Algérie avec The Great Disaster, l’histoire d’ un immigré italien, Giovanni Pastore, « qui n’aurait jamais dû quitter sa Mamma ». Emmanuelle Péron met en scène sous une forme polyphonique le monologue de Patrick Kermann, avec neuf comédiens et deux musiciennes.
Théâtre : Compagnie ASKELL

Dans le monologue écrit en 1992 par Patrick Kermann, la figure fantasmagorique de Giovanni Pastore, mort-vivant, conte l’histoire des travailleurs immigrés disparus dans le naufrage du Titanic. L’histoire de celles et ceux qui n’ont jamais eu la parole dans le monde des vivants.

« Je cherche à créer une parole multiple pour atteindre une unité et dans un même temps, dans cet accord impossible faire apparaître les dissonances de chacun. »

La traversée du Titanic est racontée par une multitude de voix enchevêtrées dont les neuf comédiens de la compagnie Askell se font l’écho, permettant aux disparus et aux opprimés qui n’ont jamais eu la parole dans le monde des vivants d’enfin se faire entendre. Deux musiciennes accompagnent ce soliloque transformé en une pièce chorale, où la polyphonie réunit dans un même espace les exploités de l’entrepont et les classes mondaines du célèbre navire.

« A travers cette mise en scène, je veux (re)questionner la place du travail dans nos sociétés et plus particulièrement les conséquences du travail sur nos corps. »

Le texte de Patrick Kermann résonne dans notre quotidien : l’immigration, le travail et sa valeur font écho à notre actualité mondiale. Ce sont des préoccupations politiques, économiques et sociétales qu’on nous impose et qui se transforment par la mise en scène en questions éthiques, philosophiques, sociales. Sur fond de la tragédie du Titanic The Great Disaster évoque largement la condition des travailleurs immigrés à travers les époques. Le personnage principal, Giovanni Pastore, incarne la parole de l’immigré, la parole de l’Européen découvrant le Nouveau Monde

C’est une nouvelle grande chance et un gage de confiance pour cette jeune compagnie que de participer au festival International de Théâtre en Algérie. Déterminée à défendre corps et âme son projet, la compagnie est convaincue que The Great Disaster doit continuer à vivre et a pour cela besoin d’un grand soutien moral et financier !

Vous pouvez soutenir la compagnie jusqu’au 7 octobre en contribuant financièrement sur

KissKissBankBank : « The Great Disaster à Béjaïa »

https://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/the-great-disaster-a-bejaia

Le 9 octobre vous pourrez entendre la metteure en scène et quelques uns des comédiens de The Great Disaster sur France Culture dans l’émission Le Temps Buissonnier

Et vous retrouverez l’équipe au festival des Théâtrales en Couserans le 13 octobre Théâtre : Compagnie ASKELLet au Festival International d’Algérie du 29 octobre au 4 novembre (Béjaïa, Alger, Tizi Ouzou )

Le site de la compagnie : http://cieaskell.wixsite.com/askell

Distribution :

Comédiens :

Aude Ollier, Cécile Lancia, Charlenry Tricoire, Hélène Rossignol Jean-Marc Khawam, Laura Cazes-Pailler, Manon Aounit, Nathan Dupuis, Tristan Cecille

Musique : Amélie Vuillaume (accordéon), Nekane Diaz (violon)

Mise en scène : Emmanuelle Péron

Création lumière  : Yan Dekel

Régie Lumière : Yoann George

Autres articles de la rubrique Actualité théâtrale

  • « Les Mille et Une Nuits »
    Guillaume Vincent aime les contes et les mythes. Il l’avait déjà prouvé avec Songes et Métamorphoses où il explorait les Métamorphoses d’Ovide. Rien d’étonnant donc à ce qu’il se penche sur Les... Lire la suite (19 novembre)
  • "Motobécane"
    "Motobécane" est repris du 3 novembre au 30 décembre (sauf les 24 et 25 décembre) Novembre : les dimanches à 17h30 et les lundis à 19h Décembre : lundis et mardis à 19h, mercredis à 21h15,... Lire la suite (16 novembre)
  • « Waynak »
    Les plus vieux d’entre nous avaient rêvé d’un monde sans guerre. Pourtant elle était toujours là, mais plus loin. Et puis maintenant elle n’est plus loin, juste de l’autre côté de la Méditerranée. Les... Lire la suite (16 novembre)
  • « Une des dernières soirées de carnaval »
    Goldoni écrit cette pièce alors qu’il s’est décidé à quitter Venise, sa ville qu’il aime tant et qui l’a tant inspiré. Il est lassé de la guerre d’usure que mènent ceux qui, à la suite du Comte Gozzi,... Lire la suite (11 novembre)
  • « Une bête ordinaire »
    Elle a sept ans et demi, des seins comme des clémentines et l’impression qu’une bête sauvage lui crève le ventre. Elle a fait du garage à vélo de l’école sa cabane et y invite des petits garçons à toucher... Lire la suite (8 novembre)