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Un film de Vincent Mariette (France)

"Tristesse Club" Sortie en salles le 4 juin 2014

Léon se trouve dans une situation financière délicate quand il est prévenu de la mort de son père. Un père, dont ni lui ni son frère Bruno, n’avaient plus de nouvelles mais dont l’héritage pourrait bien tomber à pic.
Arrivés ensemble sur le lieu où doit avoir lieu l’incinération, les deux frères constatent que les alentours du funérarium sont déserts, que la seule présence sur place est celle d’une jeune femme qui se présente comme étant leur demi-sœur.
Léon et Bruno apprennent que la nouvelle était fausse, qu’en réalité leur père n’est pas mort mais qu’il a disparu et que c’est celle qui n’est autre que sa dernière petite amie en date qui les a contactés. Chloé n’a trouvé que ce moyen pour l’aider à retrouver le fugueur.
Les deux frères décident de rebrousser chemin mais, à chaque fois qu’ils sont sur le départ, quelque chose les retient…

Deux frères qui s’étaient perdus de vue et qui se retrouvent à l’occasion de la mort de leur père dont ils n’avaient plus de nouvelles depuis des lustres, voilà qui n’est pas très neuf.
Une demi sœur qui s’invite, dont ils ignoraient l’existence et qui se révèle, au final, n’être que la dernière maîtresse d’un père qui n’est pas mort mais qui a tout simplement disparu, voilà qui pouvait être prometteur et mettre le récit sur le rail d’une intrigue propice à des rebondissements.
Mais Chloé n’est pas une aventurière, ni même une intrigante. C’est une fille un peu paumée qui se montre toute prête à s’accommoder de cette fratrie qui lui tombe du ciel.
Léon est un looser dont sa femme ne veut plus et dont la carte bancaire est refusée par le distributeur. Quant à Bruno, c’est un candide, un doux rêveur, un cœur tendre qui très vite, se montre sensible au charme de sa fausse sœur. Un trio de laissés pour compte qui, au gré des circonstances, va se rapprocher, se constituer en une famille d’occasion à laquelle rien ne les prédisposait.

La comédie douce-amère de Vincent Mariette est parfois maladroite, parfois "tirée par les cheveux", mais il s’en dégage une petite musique attrayante qui, associée au ton légèrement décalé du récit, finit par produire un charme auquel on se laisse prendre.
Les comédiens jouent leur partition avec efficacité, relevant le défi de donner à leurs personnages attendus, une épaisseur ou une fraîcheur qui leur évite de tomber dans le stéréotype.
Laurent Lafitte (de la comédie française !) est parfait en looser défiant sa mauvaise étoile. Vincent Macaigne devra un jour ou l’autre changer d’emploi même si, ici, sa composition habituelle fait mouche et rentre dans le récit.
Du personnage qui revient à Ludivine Sagnier, on savoure la candeur d’autant plus qu’on a vu en elle, au début du récit, une intrigante possible.

Pas un grand film mais un bien aimable et attachant divertissement.
Francis Dubois

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