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Un film de Tonie Marshall (France)

"Tu veux ou tu veux pas" Sortie en salles le 1er octobre 2014.

Lambert a décidé de renoncer à sa maladive attirance pour les femmes et, pour racheter sa conduite dissolue, il est devenu conseiller conjugal.

Judith vient de se faire licencier d’un poste de responsable en communication pour dérapages sexuels avec la clientèle

A la recherche d’un nouveau boulot, elle se présente par hasard chez Lambert en faisant valoir des diplômes obtenus au…Japon.

La sexualité débridée de Judith va mettre à mal les résolutions de renoncement au sexe de Lambert…

cinéma "tu veux ou tu veux pas"

Est-ce parce qu’elle était certaine d’avoir décroché le jackpot en réunissant à l’affiche de son film, Sophie Marceau (véritable salamandre du cinéma, capable de traverser des succès publics timides répétés sans y laisser la moindre plume, et Patrick Bruel toujours idole, toujours adulé, gentil chanteur et comédien heureux à l’occasion), que Tonie Marshall a cru pouvoir réaliser une comédie irrésistible sur un scénario qui a déjà épuisé tout son potentiel divertissant dans les dix premières minutes de la projection ?

L’addiction au sexe comme sujet de comédie, pourquoi pas ?

Mais il aurait fallu pour cela, une finesse que le film n’a pas et une interprétation qui ne se limite pas à des œillades de la part de Sophie Marceau et à des airs de chien battu de la part de Patrick Bruel.

Ont-ils cru, l’un et l’autre, qu’en jouant dans une comédie de Tonie Mashall (qui avait habitué à tellement mieux), ils allaient ressusciter, elle Kathrine Hepburn et lui Cary Grant ?

C’était sans compter avec des répliques qui pèsent des tonnes, des scènes qui se répètent (un peu comme si on s’était dit que sur le nombre il y en aurait bien une qui ferait mouche) et une fâcheuse tendance à confondre remue-ménage et rythme.

Toutes les tentatives tombent une à une à l’eau et le personnage de l’oncle de Judith (le pourtant habituellement excellent André Wilms) est là comme un cheveu sur la soupe avec sa dernière création de parfum.

Tonie Marshall a-t-elle pris conscience de l’inconsistance de son scénario et des clichés qui s’y alignaient - une mère qui refuse de vieillir (Sylvie Vartan), un père qui a disparu pour épouser un homme, un alignement de couples-patients apparaissant sans la moindre surprise - quand elle a inclus à son récit l’apparition de Jean-Pierre Marielle pour quelques réflexions sur l’amour et le mariage (Le mariage, je n’ai pas trouvé mieux pour me retrouver avec une femme au petit-déjeuner).

A éviter.

Francis Dubois

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