Lectures : littérature, poésie, polars, essais, revues

Un polar en forme de farce

Donald Westlake nous a quittés le 31 décembre 2008 – il avait 75 ans. D’aucuns pensent qu’il l’a fait exprès pour gâcher le réveillon de ses amis et de ses proches et un peu de ses nombreux lecteurs.
Son œuvre est prolifique.
Rivages a décidé de la rééditer en faisant réviser la traduction. Il est donc nécessaire de le relire. Ou le redécouvrir.
Avec « On aime et on meurt comme ça » - sous-entendu pour rien, pour une chiquenaude -, il se sert d’un gimmick, un policier exclut de la police parce qu’il était avec sa maîtresse au moment d’une opération qui s’est traduite par la mort de son coéquipier, pour nous faire accepter une enquête au sein de la mafia. Rembek demande à Mitch Tobin – je ne pense pas que l’économiste ait quelque chose à voir avec cette histoire mais aller savoir… - de retrouver le meurtrier de sa maîtresse, une jeune femme, Rita Castle.
Les dialogues permettent à la fois de suivre l’action et de comprendre les embarras réciproques des deux protagonistes obligés de travailler ensemble.
La fin est un peu convenue et se laisse deviner mais elle fait partie de la farce. Quand les raisons d’un meurtre sont les mêmes pour un mafioso que pour n’importe qui d’autre…
Nicolas Béniès.

« On aime et on meurt comme ça », Donald Westlake, traduit par Maj Elfvik révisée par Marc Boulet, Rivages/Noir.

Autres articles de la rubrique Lectures : littérature, poésie, polars, essais, revues

  • Deux polars coréens
    Copieur ? « Séoul Copycat » est un titre explicite. Séoul est le lieu où se déroule la scène, copycat signifie que le tueur en série copie les crimes commis par d’autres. Ici, le tueur est un policier... Lire la suite (24 septembre)
  • « Le banquier de Daech », Pascal Canfin
    « Le banquier de Daesh », un titre qui définit bien le contenu. Comment Daesh réussit-il à trouver des sources de financement ? Quel rôle joue la Russie de Poutine dans les liens étranges que des États... Lire la suite (20 septembre)
  • « Moins 18° », Stefan Ahnhem
    L’Europe du Nord n’en finit pas de faire découvrir de nouveaux auteurs de polars souvent à la limite du thriller sans la mécanique du genre qui fait désespérer de l’écriture. Stefan Ahnhem est le... Lire la suite (19 septembre)
  • « Le disparu de Larvik », Jorn Lier Horst
    William Wisting est le personnage récurrent de Jorn Lier Horst, un auteur de polar, norvégien, reconnu dans le monde entier. Wisting vieillit. Sa femme est morte et il essaie d’avoir une vie... Lire la suite (27 août)
  • « Le mystère de la chambre bleue »
    « Le mystère de la chambre bleue », qui n’a rien à voir avec la jaune, est une enquête de Louis Fronsac, un héros récurrent de Jean d’Aillon. Un notaire, fils de notaire qui exerce son métier de détective... Lire la suite (26 août)