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Un polar en forme de farce

Donald Westlake nous a quittés le 31 décembre 2008 – il avait 75 ans. D’aucuns pensent qu’il l’a fait exprès pour gâcher le réveillon de ses amis et de ses proches et un peu de ses nombreux lecteurs.
Son œuvre est prolifique.
Rivages a décidé de la rééditer en faisant réviser la traduction. Il est donc nécessaire de le relire. Ou le redécouvrir.
Avec « On aime et on meurt comme ça » - sous-entendu pour rien, pour une chiquenaude -, il se sert d’un gimmick, un policier exclut de la police parce qu’il était avec sa maîtresse au moment d’une opération qui s’est traduite par la mort de son coéquipier, pour nous faire accepter une enquête au sein de la mafia. Rembek demande à Mitch Tobin – je ne pense pas que l’économiste ait quelque chose à voir avec cette histoire mais aller savoir… - de retrouver le meurtrier de sa maîtresse, une jeune femme, Rita Castle.
Les dialogues permettent à la fois de suivre l’action et de comprendre les embarras réciproques des deux protagonistes obligés de travailler ensemble.
La fin est un peu convenue et se laisse deviner mais elle fait partie de la farce. Quand les raisons d’un meurtre sont les mêmes pour un mafioso que pour n’importe qui d’autre…
Nicolas Béniès.

« On aime et on meurt comme ça », Donald Westlake, traduit par Maj Elfvik révisée par Marc Boulet, Rivages/Noir.

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